Petit carnet ludique de voyage : le Népal

Ceci ne reflète pas l'avis de Ludigaume mais uniquement celui de son auteur.

Je n'ai pas la prétention dans cet article de vous faire un tableau des jeux pratiqués au Népal mais juste de partager quelques rencontres avec vous. Rien d'exhaustif donc, mais une présentation de jeux et joueurs croisés au fil du chemin contournant le massif des Annapurnas. J'ai en effet pu observer à de nombreuses reprises des népalais jouant au bord du parcours : je n'avais jamais vu autant de jeux joués dehors. Il faut dire que la télévision est là-bas quasi absente faute de moyens ou simplement d'électricité !

Loin devant tous les autres jeux, c'est le Carrom qui fut le plus pratiqué tout au long de notre randonnée. Les tables sont vétustes et les palais en plastique ne glissent que grâce à du talc déposé en masse sur le plateau.

Les tables sont le plus souvent démontées pour la nuit ou lors de pluie, le plateau étant placé à la vertical. Les népalais jouent principalement avec deux règles. La première est proche du billard français : chaque joueur ou équipe ont une couleur et doivent rentrer dans les trous cette couleur avant tout autre. Un pion rouge doit être rentré juste avant le dernier pion de la couleur du joueur et les deux coups doivent se suivrent faute de quoi le pion rouge est replacé sur le plateau. L'autre règle attribue 10 points à chaque pion blanc, 5 au noir et 25 au rouge (qui doit être rentré avant le dernier pion de la même façon que précédemment). De l'argent est parfois l'enjeu des parties. Ayant fait quelques parties, j'ai pu constaté à quel point les Népalais sont doués car je n'ai jamais gagné !

L'autre jeu que j'ai vu souvent pratiqué est un cousin des petits chevaux. Il ne se joue qu'avec un seul dé mais à part cela, rien ne semble le distinguer du grand classique que nous connaissons.

Un jeu de cartes était assidument pratiqué par notre équipe de guides et porteurs : il consiste à se défausser d'une carte jusqu'à n'avoir plus que 4 paires en main. Il est possible de piocher ou de prendre la carte défaussée par le joueur précédent avant de se débarrasser d'une de ses cartes.

Enfin, à Kathmandou, j'ai pu voir quelques parties d'échecs jouées à même le sol dans la rue.

Le fameux Bagh Chal, le tigre et la chèvre, jeu népalais le plus connu, ne fut visible que dans les boutiques à touristes à un prix défiant toute concurrence évidemment !

De notre côté, nous avons surtout joué au UNO qui a ceci de merveilleux qu'il est connu partout et s'explique trés facilement même avec mon anglais médiocre : une table avec un Chinois, une Australienne, des Népalais et des Français s'est très facilement formée et ce à plusieurs reprise.

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