L'avis de Stéphan

De 3 à 5 parties jouées - 3 octobre 2006
 
Peu Captivant
  preview

A l’occasion de la réédition de Can’t Stop, je vais m’attaquer à la critique de trois jeux aux mécanismes et aux ressorts ludiques identiques, trois jeux de « Stop ou encore » : Diamant, Cloud 9 et Can’t Stop.

Diamant est sans doute celui qui me plait le moins parmi les trois cités ci-dessus. Il bénéficie d’une édition et d’un matériel splendides mais ne m'a pas paru une expérience de jeu passionnante, tout juste sympathique en fait.

L’ouverture de la boîte de Diamant est peut-être ce qui m’a le plus marqué. Il faut dire que j’avais hâte de me fondre dans la peau d’un Indiana Jones en herbes, bravant moult dangers pour s’emparer de trésors forcément bien cachés.

Ah, l’appel de l’aventure !!! Encore un vieux fantasme de jeunesse …

Des coffres d’aventuriers finement décorés, un plateau très amazonien, des cartes forts bien illustrés et surtout des pierres précieuses et monnaies sonnantes et trébuchantes plus vraies que nature, le fabuleux matériel de ce jeu collait parfaitement au thème !

« Waw ! » me dis-je en voyant tout cela … je n’allais pas être déçu …

Et effectivement, je n’ai pas été déçu … juste terriblement frustré !

Frustré de constater que derrière ce magnifique tableau se cachait un jeu finalement assez insipide. Trop rapide, le jeu ne prenait réellement jamais son envol. Trop aléatoire, la récolte de certaines manches paraissait parfois trop disproportionnée. Trop calculatoire, on jaugeait beaucoup trop le risque sans réellement se prendre au jeu.

Ai-je été frustré de ne pas retrouver toute la magie et la tension de l’exploration, le parfum exotique de l’aventure ? Difficile à dire. J’aime les jeux qui happe dans un univers merveilleux comme on se fait happer dans un bon livre ou un bon roman. Celui-ci m’a à peine emballé …

Je sais que beaucoup ne partageront pas cet avis. Ce jeu a effectivement des qualités que l’on ne peut objectivement nier : thème attirant, accessibilité, jouable à 8. Je comprend ces avis et j’adhère à la qualité de l’ensemble (règles édition, conception et réalisation).

Je n’accroche tout simplement pas au reste !

Finalement, ce qui m’a fondamentalement déçu dans ce jeu, c’est sans doute l’impression de n'y avoir jamais réellement su contrôler mon destin. Dans Can’t Stop, on lance des dés, dans Cloud 9, on jette des cartes pour tester la chance. Ici, c’est un simple tirage de cartes qui détermine l’issue de la partie. Symboliquement, c’est un monde de différences qui se crée entre Diamant et ses deux "concurrents".

Tirer les cartes, c’est un peu figer son avenir. Lancer les dés, c’est prendre celui-ci en main !

 
  • La qualité globale de l'ensemble : matériel, règles et thème.
 
  • Manque de saveur
  • L'incontrôlable poids du destin

Laisser un commentaire:


Pour animer votre commentaire:
:D    :)    :lol:    ;)    ?:    :(    >:(
Nous n'acceptons plus de lien dans le texte de vos commentaires afin d'éviter les spams.
Merci de votre compréhension