L'avis de Stéphan

De 6 à 10 parties jouées - 28 novembre 2006
 
Top à Stéphan
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Après un voyage en montgolfière, prenons les chemins enneigés de l’Himalaya pour poursuivre notre périple du Stop ou Encore. Et oui grâce à Asmodée, Can’t Stop bénéficie d’une réédition fort sympathique qui met en scène des « dalaï-lama » aux regards enjoués et à la volonté d’acier.

Et de la volonté, vous en aurez besoin pour vous arrêter de jouer. Car tout l’art de ce jeu consiste bien à s’arrêter à temps, avant que la chance ne vous lache, avant que le destin ne décide de mettre un terme à votre ascension. Prendrez-vous des risques mesurés ou tenterez vous le tout pour le tout afin d’arriver à vos fins ?

Le principe de ce jeu est on ne peut plus simple : conduire sains et saufs trois bonzes au sommet de l’himalaya. Certains sommets sont plus faciles mais plus long à atteindre, d’autres plus rapides mais aussi plus périlleux. Tout ce qu’il vous faut pour y arriver, c'est une bonne dose de chance et une bonne dose de ténacité. Car sur les chemins qui mènent au sommet, votre pire ennemi ne sera pas le manque de chance mais les doutes que ne se lasseront pas de semer vos adversaires, dans votre esprit.

Comparé à Diamant ou a Cloud 9, Can’t Stop paraît plutôt épuré. Pas de mécanismes ou de calculs astucieux comme dans Diamant, pas de possibilités tactiques supplémentaires comme dans Cloud 9, tout le sel de Can’t Stop réside dans le calcul du risque, la guerre psychologique et le hasard. La prise de risque, c’est votre responsabilité : mesurer vos chances et faire de bons choix ou titiller le destin et prendre des risques totalement irrationnels, autant de choix difficiles à entreprendre et difficiles à assumer. La guerre psychologique, c’est la responsabilité de vos adversaires : vous faire douter, semer le trouble dans votre esprit ou vous pousser à commettre une erreur de jugement, à eux de tout mettre en œuvre pour vous faire craquer. Vous ferez évidemment de même quand leur tour viendra. Quant au hasard, c’est l’élément perturbateur, celui qui rend possible un choix improbable ou fait échouer la meilleure des stratégies sans risque. De ce triangle infernal naît la subtile alchimie qui donne à Can’t Stop ce goût de Jeu – avec un grand J - que l’on ne retrouve pas dans les autres titres cités plus haut.

Toujours imité, jamais égalé, Can’t Stop est un jeu d’une astucieuse simplicité se suffisant à lui-même et assurant une rejouabilité inégalée.

Car Can’t Stop, on voudrait que jamais ça ne s’arrête !

 
  • Une nouvelle édition plus jolie, plus moderne, plus transportable
  • L’ambiance qui s’échauffe autour de la table !
 
  • Un matériel qui s’use rapidement

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