Magellan

Tom Lehmann est connu du monde ludique pour avoir commis des jeux généralement lourds et fastidieux, très typiques de l'école anglo-saxone. Sa défunte maison d'édition TimJim conserve tout de même ses fans inconditionnels, grâce à des jeux comme Outpost et Fast Food Franchise qui sont devenus très recherchés sur le marché d'occasion.

Lehmann étonnera donc quand il publiera son Magellan, un jeu beaucoup plus "allemand" que ces créations précédentes du fait qu'il propose des parties plutôt courtes et des macanismes qui prennent plus d'importance que son thème.

Magellan est un jeu d'enchères à l'extrême. Il l'est d'abord parce qu'on n'y fait que cela durant toute la partie (36 fois pour être exact). Mais il l'est surtout parce que c'est le seul jeu d'enchères en ma connaissance où certaines enchères doivent être gagnées dans le seul but d'avoir le possibilité de participer à des enchères utltérieures!! Cette dernière caractérisitique fait de Magellan un jeu très méchant, voire sans pitié pour le public occasionnel, habitué à des jeux où la compétition est moins féroce. C'est sans doutes pour cette raison que le jeu est resté injustement dans l'ombre. Et insistons sur "injustement". Car une fois la joute d'initiation passée, Magellan s'avère ensuite très prenant pour les amateurs du genre. On parle alors d'un jeu où les choix cornéliens abondent et où les parties peuvent se renouveler longtemps grâce à son double plateau permettant des objectifs différents de victoires.

Très Bon