Strasbourg

Strasbourg est un jeu au thème plutôt passe partout (des marchands dans un Strasbourg médiéval), mais aux mécanismes suffisamment intéressants pour nous captiver sur le cours de la partie: il faut bien sûr aimer les enchères, mais le paquet de cartes fini (on a toutes nos cartes pour la partie au début, à nous de voir combien on veut en prendre à chaque tour) va nous garantir une bonne tension sur la partie complète.

Ce qui gâche complètement le jeu pour moi, ce sont les objectifs finaux qui en plus d'être artificiels (ils rajoutent une surcouche pour gommer le défaut de trop d'infos visibles) ne forment pas un tout cohérent: certains se révèlent plutôt faciles, d'autres bien plus durs pour quelques maigres points supplémentaires.

Ces objectifs donnent un message étrange: mettez vous des contraintes et de la frustration, et ça ne servira pas franchement. Bref il y a une certaine dissymétrie entre:

- la perception que l'on se fait pour la réalisation des objectifs (en nous les donnant au début et intrinsèquement par les contraintes qu'ils apportent);

- et ce qu'ils rapportent, comme une note "artistique" à avoir fait des jolis figures géométriques.

Au final, mieux vaut prendre des objectifs faciles et batailler fort sur le plateau plutôt que de se contraindre pour pas grand chose avec des objectifs osés. Je trouve ça d'autant plus agaçant que le reste du jeu me plait vraiment.

Bien sûr, je pourrais trier les objectifs, ou en faire à ma convenance, et peut-être que le jeu deviendrait alors un de mes favoris. En tant que tel, je passe mon tour...

 
  • Notre potentiel d'enchères à gérer sur plusieurs manches
  • L'imbrication globale des mécanismes et des enchères
 
  • Les objectifs peu cohérents entre eux, et par rapport aux poinst fixes

Sympathique