Mexica

 Michael KIESLING, Wolfgang KRAMER    Franz VOHWINKEL
Thème du jeu

A cours de leur migration à travers le Mexique, les Aztèques, qui prirent plus tard le nom de Mexicas, cherchèrent le signe de la prophétie annoncée par leur dieu Huitzilopochtli : "Vous vous installerez là où l'aigle posé sur un cactus mange un serpent¨".

Ce n'est qu'en 1325 que les Mexicas atteignirent enfin leur but et s'installèrent sur un îlot de la lagune de Texcoco. La construction de la cité de Tenochtilan dura près de 200 ans. Des digues permettaient d'y accéder. Les groupes d'édifices rassemblés en quartiers, les Calpulli, constituaient les cellules de base de la société aztèque.

En 1521, Hernan Cortes détruisit Tenochtilan. Au moment de sa chute, le cité s'étendait sur 15 km2 et comptait 200 000 habitants. C'est ici qu'allait être bâti l'ancienne capitale des Mexicas, il ne reste aujourd'hui pratiquement rien.

A vous de faire renaître l'empire des Mexicas. Créez des quartiers (Calpulli) à l'aide des canaux et bâtissez ponts et édifices. La fondation des quartiers et les édifices totalisant la plus grande valeur rapportent des points qui permettent d'avancer votre vompteur sur l'échelle. Celui qui sera en tête après le drnier décompte sera déclaré vainqueur.

Description du jeu

But du jeu

Mise en place

Déroulement de la partie

Fin de la partie

Pour bien commencer

plus que bloquer les adversaires, il faut les gêner en leur faisant dépenser des points.

vous pouvez vous assurer une majorité dans un quartier avec de petits bâtiments : un quartier de 6 cases avec trois bâtiments de 1 et un de 2 est imprenable car il ne reste plus assez de place pour construire d'avantage (une place est prise par le Mexica).

il vous faut maitriser la fin de la manche : vous devez donc être celui qui fonde le dernier quartier ou construit son dernier bâtiment pour choisir le moment de comptage le plus favorable.

empéchez un canal d'être lié au lac permet de limiter l'accés à un quartier.

si vous avez besoin d'un pont et qu'il n'y en a plus, prenez le de façon à géner l'adversaire.

n'oubliez pas que les quartiers non fondées rapportent des points à la seconde manche : cela peut représenter beaucoup de points.

la téléportation est pratique pour quitter un quartier après avoir bloqué les accés.
 

Descriptif rédigé par LudiGaume

L'avis de Xavo
Sympathique

Bon, rigolons un peu. Le matériel de Mexica...(je pouffe)...ça fait du bien de se marrer. L'habillage est de type sud-américain, discret mais bien présent et réussi. Les canaux et plateaux de jeux ont un graphisme agréable avec de belles couleurs : le bleu turquoise de l'eau est trés beau. Restent les bâtiments...Ah ! Les bâtiments....ils sont oranges, blancs, marrons et jaunes fait dans un plastique aux couleurs criardes ! Cela gache tout le reste, c'est un massacre du bon goût, un cataclysme plastique de l'harmonie des couleurs, une orgie de constrates. Mais on s'y fait...car coté pratique, il y a tout ce qu'il faut, y compris des aides de jeux bien faites et des règles claires en 4 langues.

Mexica est basé sur un système de points d'action et de majorité. Les auteurs avaient déjà produits d'autres jeux dans ce goût là, dont Java.

Mexica laisse sur sa faim. Une partie de Mexica consiste à compter les cases pour fonder des quartiers, compter ses points d'action pour en faire un maximum et compter ses points de victoire pour en marquer le plus. Le jeu est un jeu d'optimisation. Cela pourrait être bien s'il était possible de réaliser quelques jolis coups. Mais les actions à Mexica sont limitées : il n'y a guère d'actions exceptionnelles comme à Euphrat und Tigris, où les éléments peuvent se combiner pour gagner en puissance.

Les choix sont donc trop souvent évidents mais pas ininterressants. Le jeu est surtout trés stratégique dans le sens où il faut gérer son expansion en ayant une idée de ses priorités sur cette partie. Il ne s'agit pas de revenir 3 fois de suite dans le même quartier parceque les autres joueurs y seront passés pour construire et vous prendre votre majorité lors du grand comptage. Les points sont limités et pour les optimiser, il faut savoir ce que l'on souhaite faire aux tours prochains. Ces actions seront éventuellement accompagnées de tentatives de blocage ou de gêne de l'adversaire : il ne peut par exemple n'y avoir qu'un Mexica par pont.

Coté "nombre de joueurs", il est peu passionnant à deux : les joueurs passent successivement dans un quartier pour construire un batîment plus grand que celui que l'autre vient de construire. Et le jeu est encore moins complexe du fait du faible nombre de couleurs.

Mexica est un jeu où il faut planifier son expansion et gêner l'adversaire quand cela est possible. Il est donc interressant et agréable à jouer (pour peu que l'on repeigne les bâtiments) mais rarement passionnant du fait de la faiblesse des combinaisons possibles et du coté rébarbatif des comptages.

Sympathique

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