Thème du jeu


L’actuelle ville allemande de Nuremberg était connue au Moyen Age sous le nom de Norenberc. Cette cité était alors un haut lieu du commerce et de l’artisanat. Quiconque ambitionnait de prendre le contrôle de Norenberc devait avant tout contrôler les guildes, car qui contrôle les guildes contrôle la cité. Vous allez donc tout mettre en oeuvre pour vous attirer les faveurs des artisans, et pour cela, quoi de mieux que d’acheter leur production ? Fiez-vous au dicton local : « le meilleur ami d’un artisan est un bon client » ! Le plan semble très simple, mais l’argent reste rare, et l’influence des guildes souvent versatile… C’est pourquoi il sera parfois nécessaire de revendre certaines marchandises – si possible avec profit – pour réinvestir dans les marchandises proposées par une guilde devenue très influente, s’attachant ainsi ses faveurs. Celui qui parviendra le mieux à maîtriser l’offre et la demande tout en s’assurant la loyauté des artisans de la ville et de leurs invités deviendra le maître des guildes de Norenberc !
 

L'avis de LudiGaume

De 3 à 5 parties jouées - 1 février 2011
 
Très Bon
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Avertissement sur ses notations

C'est tout d'abord une tonne de matériel de qualité et en abondance. Seuls les plateaux des Guildes sont un peu terne à mon goût et le niveau d'illustrations n'est pas le même que les tuiles. Rien de grave et rien qui nuit au jeu.

Le jeu est basé sur une mécanique d'achat/vente couplé avec de la majorité. Les choix sont simples mais leur séquencement est tout le piment du jeu, c'est le coeur de la partie. Le système de choix des lieux permet de s'empresser ou bien de temporiser, des choix difficiles parfois et qui demandent beaucoup d'attention sur le jeu des autres et le cours des ressources dans le jeu. Acheter à bas prix pour revendre au meilleur prix est une garantie de revenu conséquent et donc d'aisance dans la partie. Cela ne peut se faire qu'avec une bonne lecture des ressources de chaque guilde pour les 4 manches à venir. Il faut absolument comprendre comment les prix vont fluctuer pour s'assurer un confort durant toute la partie. Il est clair que les blasons sont le principal apport de points de victoire mais il ne faudra pas négliger les autres voies afin de ne pas se faire souffler la victoire. La majorité finale dans les guildes peut faire la différence.

Mais le jeu a un petit défaut qui, parfois, le rend frustrant, voir déplaisant pour certains. En effet, il arrive que le jeu perde un joueur en cours de partie. Non pas que celui-ci soit sorti de la partie mais ces choix font qu'il galère à la recherche d'argent et que ces choix suivants deviennent de plus en plus pénibles, voir inutiles car il n'arrivera pas à revenir dans la partie. D'accord, que cette personne n'a pas bien joué mais c'est dommage car cela anéanti l'envie d'y rejouer par la suite.

Un très bon jeu, très réussi, qui pour nous restera à ce niveau, car il demande beaucoup d'investissement, d'analyse des situations des un des autres MAIS qui a un petit défaut qui peut lui attirer l'antipathie de certains joueurs.

 
  • Matériel abondant
  • Simplicité des actions
  • Le besoin de lecture du jeu des autres
 
  • La perte d'un joueur parfois
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L'avis de Grunt

2- Plus de 10 parties jouées - 12 janvier 2011
 
Top à Grunt
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Sous des aspects assez classiques et un côté très pur, Norenberc est un petit bijou où chaque décision importe, avec un foisonnement de petites subtilités qui apparaissent au fur et à mesure de chacune de vos parties.

Ce jeu partait pourtant avec un gros handicap pour moi: de la programmation cachée, pas franchement ma tasse de thé...

Mais tout s'imbrique parfaitement pour donner un jeu de marché aux cours visibles en début de partie (c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup...) pour un résultat un peu plus festif que les vendredis noirs de déprime (désolé Mr Friese).

Ce jeu trouve aussi d'une manière assez mystérieuse une solution au problème du nombre croissant d'actions par tour, qui se tient par:

- la pénurie des ressources achetables;
- l'argent disponible toujours tendu, d'autant que le mécanisme même de majorités nous oblige à en immobiliser une grosse partie.

Bref rien ne sert d'avoir la plus grosse (équipe de marchands), l'important est de pouvoir s'en servir efficacement!

Le look n'est pas pour me déplaire (avec les différentes ressources en bois du plus bel effet), ce qui ne gâche rien! Après Hansa Teutonica l'année précédente (dans un style bien différent), Andreas Steding réussit à produire cette année aussi un jeu à la fois ouvert et passionnant.

J'ai multiplié les parties à 2-3-4 joueurs, avec un plaisir renouvelé et des problématiques légèrement différentes. J'ai plus de doutes sur la configuration 5 joueurs, mais j'ai bien envie d'essayer avec des joueurs connaissant déjà bien le jeu.

Une vraie réussite et un coup de cœur pour moi!

 
  • Le matériel de jeu, une invitation réussie à le découvrir
  • Le système de cours visibles, une information pertinente pour appréhender le système
  • Les invités, les petites exceptions dans le mécanisme d'achat/revente, qui apporte du dynamisme
  • La dynamique de majorités, en opposition avec l'acquisition d'argent
 
  • Le côté implacable de l'argent, parfois trop rare
  • Les parties où les cours sont trop hauts (ce qui limite le recrutement d'invités et perd en dynamisme)
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