Thème du jeu


Vous allez essayer de dominer certaines spécialités dans la France médiévale. Vous recevrez des marchandises, des pièces et des points de victoire via la production, le commerce, le développement et en prenant part à l’essor du bien commun.
 

Description du jeu

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Orléans prends place dans le centre de la France à l'époque médiévale. Le jeu a été originalement publié par DLP Games et a été créé par Reiner Stockhausen. Orléans est un jeu de gestion à l'allemande faisant appel à deux principaux mécanismes : le bagbuilding (construction du contenu du sac dans lequel vous piochez) et le placement d'ouvriers (vous posez vos ouvriers piochez pour réaliser des actions et les remettez dans votre sac).
 
Descriptif rédigé par LudiGaume

Cela ressemble à quoi ?


Orléans - 1
Orléans - 2
Orléans - 3
Orléans - 4
Orléans - 5
 

L'avis de Xavo

De 6 à 10 parties jouées - 3 septembre 2020
 
Très Bon
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A l'occasion de la réédition d'Orléans, j'ai pu me procurer un exemplaire du jeu. J'ai découvert Orléans à l'Escale à Jeux, gite ludique de F.Haffner situé à Sologny. Nous avions alors réalisé deux parties (à 4 puis 3 joueurs) lors de notre séjour. Après un récent achat du jeu, j'en ai joué plusieurs autres.

J'ai connu les jeux de Reiner Stockhausen il y a longtemps avec Die Sieben Wiesen, un jeu très léger qui ne m'avait guère séduit. J'ai également joué aux Ligretto du même auteur : des jeux de rapidité/football basés sur des cartes et qui sont vraiment de bons défouloirs ! Je n'ai joué à aucun des jeux de l'auteur publié chez DLP games, éditeur qu'il a fondé lui-même en 2009. Je redécouvre donc ses créations avec Orléans : un jeu de gestion à l'allemande, plutôt long et complexe au regard des deux jeux cités plus haut. Reiner Stockhausen souhaitait prolonger ce qu'il a amorcé avec Sibéria dans Orléans : à savoir effectuer des actions en prélevant des jetons et en les combinant. Son but était de développer un jeu plus complet et plus stratégique que Sibéria. Le succès fut au rendez-vous et le jeu est toujours dans le top 25 de BGG au moment où j'écris ces lignes : une performance. Son jeu suivant, Altiplano prolonge une fois de plus également cette idée... mais il a eu moins de succès.

Revenons à Orléans. Nous nous intéresserons à la nouvelle édition (mars 2021), sur laquelle je me suis jeté à sa sortie. Je n'avais pas acheté de jeu neuf depuis plus d'un an. L'édition française du jeu par Matagot est décevante. Les plateaux individuels gondolent dès la première partie (et en plus leur verso est flou). Malgré le fait que ce soit une réédition, il y a des coquilles dans la règle (Pour la mise en place, on pose 14 citoyens, par 13) et en dernière page il faut lire "Torture", pas "Torure". Ma boite s'est abimée super rapidement suite à un trajet dans ma valise (bien calée pourtant). Enfin, un plateau individuel est abimé par un gros point de colle... Il est impossible de trouver où le jeu a été fabriqué sur la boite ou dans les règles. Cela donne moyennement envie d'acheter des jeux neufs tout ça. Pourtant le travail initial est remarquable : le jeu possède une simplicité de prise en main rare. Les jetons en lieu et place des cartes d'un classique Deckbuilding offre une bien meilleure utilisabilité puisqu'ils sont positionnables sur les actions à activer. La mise en place est par contre assez longue.

Orléans m'a séduit pour une raison très simple : de nombreuses stratégies sont possibles pour l'emporter. Le jeu possède un vrai pouvoir combinatoire et une belle profondeur. J'ai rapidement eu envi d'y rejouer pour explorer plus avant les mécanismes et possibilités offertes. Le nombre de joueurs influent pas mal sur les options stratégiques : moins vous serez nombreux, plus la stratégie "développement / université" sera indispensable. Il est en effet impossible de laisser un joueur seul sur cette stratégie très rentable : l'échelle de développement rapporte des citoyens et de l'or, et, combinée à des constructions et des déplacements sur la carte, beaucoup, beaucoup de points. Néanmoins, c'est aussi la façon de marquer des points qui souffre le plus de la concurrence. Ainsi, plus il y a de joueurs en concurrence sur cet axe, plus vous pouvez faire autre chose (comme à 7wonders avec les cartes vertes). S'il faut veiller à l'axe de développement, il reste que vous ferez la différence ailleurs. A vous de choisir comment. Les bâtiments offrent pas mal de possibilités pour faire des points : or et marchandises peuvent couler à flot pourvu que vous vous y preniez bien. Ils permettent également de renforcer des dynamiques ou de réaliser des actions sans prendre de jetons (ce qui évite de noyer votre main de pions). Orléans ne va pas vous noyer sous le nombre de bâtiments différents : ils sont rapidement connus et plutôt que d'élargir sa connaissance du jeu partie après partie, on va très vite approfondir les combinaisons possibles.

La pioche dans le sac peut décontenancer certains que le hasard repousse : il faut la voir comme une incertitude gérable, plus que dans tous les jeux de constructions de deck. Vous n'attendrez pas ici certaines cartes qui peuvent "combotter" mais juste parfois certains jetons pour réaliser telle ou telle action. La faible variété des jetons et le nombre de possibilités offertes font que ce "bagbuilding" est tout à fait gérable. Vous pouvez de plus mettre des jetons en attente pour préparer des actions. Enfin, après quelques parties, on se surprend à mettre en place une gestion de plus en plus fine de son sac de jetons afin de maitriser au mieux ce que l'on va piocher. Le plateau "actes de bienfaisance" offre la possibilité d'épurer "son sac" pour conserver uniquement les pions utiles.

Le thème est plutôt présent : si le jeu aurait pu s'appeler Nantes ou Dijon sans problème et si certaines actions n'ont pas vraiment de sens, il reste que les mécanismes et le graphisme m'ont transporté au Moyen-Age. Jamais, nous ne manipulons des pions marrons ou jaunes, mais toujours des artisans ou des moines : un signe que le thème fonctionne. Les extensions montrent d'ailleurs que le jeu se prête bien à une scénarisation.

Je retire d’Orléans les mêmes sensations qu'avec Caylus, sorti il y plus de 15 ans maintenant : une immersion soft et une impression de liberté. Sa facilité de prise en main et l'envie de tester ses possibilités font que l'on revient facilement à Orléans.

 
  • Pas mal de profondeur
  • Accesiblité
 
  • Travail de l'éditeur
  • Pas tout à fait libre
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