Thème du jeu


Quelques secondes suffisent pour apprendre à jouer à Qwirkle !

Le but : associer des tuiles de formes ou de couleurs identiques.
Mais si les règles sont simples, la victoire passe par une audace tactique et une stratégie bien élaborée.

Les règles expliquées en 30 secondes :

- Le but : réaliser des lignes de tuiles ayant la même forme ou la même couleur (par exemple, une ligne de tuiles jaunes ou une ligne de tuiles carrées).
- Chaque joueur commence en piochant 6 tuiles au hasard.
- On peut jouer autant de tuiles que l'on veut dans une ligne (1, 2 voire 6 tuiles d'un coup).
- On en repioche autant que nécessaire pour avoir toujours 6 tuiles.
- A chaque coup, le joueur marque autant de points qu'il y a de tuiles dans la ligne (par exemple, si je joue la 3ème et la 4ème tuile dans une ligne, je marque 4 points).
- Compléter une ligne de six tuiles rapporte 6 points plus un bonus supplémentaire de 6 points (soit 12 points !).
- Quand une tuile complète deux lignes (une horizontale et une verticale), on marque les points dans les deux sens.
- Celui qui a le plus de points à la fin de la partie a gagné.

Cela ressemble à quoi ?


Qwirkle - 1
Qwirkle - 2
Qwirkle - 3
 

L'avis de LudiGaume

De 3 à 5 parties jouées - 24 avril 2010
 
Indispensable
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Avertissement sur ses notations

Qwirkle est un jeu qui a sa place dans toute famille car il arrivera à réunir toutes les générations.

Le jeu est simple comme bonjour mais il demandera beaucoup d'attention et d'analyse du jeu. C'est peut-être ici que les calculatrices humaines risquent de bloquer. Il faudra peut mettre des limites de temps dans ce cas.

Un jeu de connexion simple, efficace, avec un matériel costaud et qui offre une bonne dose de réflexion pour trouver le coup le plus lucratif.

A posséder.

 
  • Matériel costaud
  • Simplicité de la règle
 
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L'avis de Damien

1- De 6 à 10 parties jouées - 21 janvier 2012
 
Indispensable
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Après l'As d'or 2011, le Spiel des Jhares. Le prix principal attribué l'année dernière à Qwirkle a été quelque peu éclipsé, au moins dans le milieu des joueurs les plus avertis, par la création d'une section spécialisée et le couronnement de 7 Wonders. De la même manière, je n'ai pas l'impression qu'il ait eu un écho majeur dans des cercles plus larges. Bien sûr, on le trouve dans toutes les bonnes ludothèques, mais il ne semble pas jouir de l'aura d'un Carcassonne auprès du grand public. Alors, est-ce une petite année ? Un jeu mineur ? Il n'est pas inintéressant d'y revenir quelque temps après, à froid. Avec Qwirkle et son nom imprononçable, le jury s'est clairement recentré sur registre très familial, sans ambition désormais de trouver un compromis entre grand public et spécialistes, comme ce fut le cas avec Dominion ou Tikal. Règles simples, beau matériel, parties courtes, plaisir ludique immédiat, voici le cahier des charges. Le coté sombre de l'affaire est que cette orientation plus franche que par le passé, conjuguée au "Kennerspiel des Jahres", fait que les joueurs les plus acharnés s'en fichent un peu désormais du Spiel, ou alors s'en détournent. Et c'est un bien dommage. Car, comme la mise en avant de Skull & Roses à Cannes, Qwirkle est un choix que je trouve particulièrement adéquat et pertinent.

Le matériel tout d'abord. Le choix du bois épais au lieu du plastique est vraiment un des atouts de ce jeu. Ça n'a l'air de rien, mais vient rappeler à ceux qui se satisfont d'un matériel médiocre à quel point cette dimension peut être importante. C'est bien simple: Qwirkle, s'il avait été en plastique, aurait vu sa note dégradée. Toucher, soupeser ses tuiles, les faire tourner dans sa main, les faire claquer sur la table est très agréable. Les couleurs ne sont pas criardes et la peinture semble bien tenir. Quand le tout est déployé sur la table, c'est très esthétique. Parfait. L'abstraction totale, l'absence de thème, le range plutôt du coté des classiques, comme Othello par exemple, sans en avoir l'austérité esthétique. Dans ce registre, il est calibré de manière très intéressante, entre une grande accessibilité qui permet de se lancer tout de suite et une certaine profondeur qui pourvoit à sa juste dose de réflexion. On se surprend même parfois à compter les tuiles qui sont sorties, comme on peut le faire au tarot avec les atouts.

Bien sûr, on n'écrira certainement jamais un guide stratégique sur Qwirkle. Pourtant, il ne manque pas de profondeur. En effet, partant d'un principe très simple, qui vient rappeler parfois les dominos (les tuiles, la pose) ou le scrabble (le décompte des points en est clairement inspiré), il génère une expérience de jeu fort sympathique. Très simple au départ, celle-ci va croissante dans la difficulté et le plaisir. Comme beaucoup de jeux familiaux réussis, il s'avère très fédérateur. Il fonctionne aussi bien avec les adultes qu'avec les enfants. En particulier parce qu'il ne prend ni les uns ni les autres pour des idiots. On comprend vite que pour gagner il faut rechercher les combinaisons les plus rémunératrices tout en n'ouvrant pas des portes à ses adversaires. Par exemple, poser la cinquième tuile d'une série en rendant impossible la pose d'une sixième qui apporterait à ceux-ci un bonus conséquent. Les scores étant souvent assez serrés, la différence se fera sur ce genre de détails. Comme par exemple, le bonus attribué à celui qui finit.

Vraiment, il est a découvrir. Je ne peux que conforter l'avis de Ludigaume: voilà un classique à posséder.

 
  • Très beau matériel
  • Vraiment accessible et profond
  • Tout public
  • Parfait dans son genre
 
  • Je ne vois pas
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