Thème du jeu


Les Semeurs sont en danger, menacés par une force inconnue que même la Grande Génothèque ne parvient à expliquer… Les rapports s'amoncellent et se ressemblent désespérément : des planètes de l'empire Semeur se vident de leur énergie au point que leur dislocation est désormais inéluctable. Si le phénomène se poursuit, l'Empire sera quasiment coupé en deux, ne laissant que le périlleux détroit d’Hélion comme seule voie de communication.

L’urgence est d'évacuer les planètes en périphérie du secteur touché, aux frontières de l'empire Skall. Elles sont des dizaines, colonies Semeurs ou planètes amies, à la merci du néant galopant. L’ensemble des Arches-Filles dont les Semeurs disposent ne suffiront pas à un tel exode; il faut vite en construire de nouvelles, qui devront surpasser en tous points les anciennes…

Cela ressemble à quoi ?


Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 1
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 2
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 3
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 4
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 5
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 6
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 7
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 8
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 9
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 10
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 11
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 12
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 13
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 14
Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus - 15
 

L'avis de LudiGaume

De 3 à 5 parties jouées - 6 décembre 2017
 
Très Bon
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Avertissement sur ses notations

Exodus est un jeu un peu à part car il ne laisse personne indifférent. Que ce soit en bien ou en mal.

On commence par un thème très bien mis en scène par les cartes. Elles vous emportent dans un univers futuriste où vous allez devoir construire des arches, faites de modules et d'équipages, pour sauver votre peuple et lutter contre le mal qui s'attaque à votre planète. Le meilleur l'emportera.

C'est une belle grande boîte avec une couverture avec des zones brillantes. Cela fait toujours son petit effet. Une fois ouverte, on y découvre un très grand plateau et des belles cartes. Qui ont aussi ces petites zones brillantes. Tout est parfait tout comme les jetons Négociateur en plastique qui sont pratiques à manipuler. Une belle édition, il n'y a pas à dire. Un confort de jeu appréciable.

Le jeu se joue en deux phases principales. La première est un système d'acquisition de cartes. D'abord par un draft et puis par la négociation sur le plateau de jeu. C'est la phase cruciale car c'est ici que vous allez acquérir des modules et des équipages. Ceci se fait à l'aide de vos négociateurs en les plaçant aux environs des cartes qui vous intéressent. Chacun apportera plus ou moins d'influence sur la carte. Il y a entre deux à trois positions possible autour d'une carte et donc le joueur le plus influent l'emportera. C'est un système prenant et exigeant car le placement demande une bonne lecture des possibilités pour chaque carte. Il faudra regarder ce qu'il reste aux autres aussi. Un système d'enchères intelligent. Et pour, corser le tout, les négociateurs qui rentrent bredouille verront leur pouvoir d'influence augmenter. Donc, ne pas gagner une position/une carte n'est pas forcément un mauvais plan.

C'est une phase un peu longue car il y a 12 cartes sur le plateau et donc, il faut prendre le temps de les lire pour savoir pourquoi on se bat. Cela se réduira avec le temps et la connaissance des différents modules et équipages. Chaque carte à différentes capacités et fonctions, donc ce délai est nécessaire pour construire au mieux son arche. Et faire les bons choix.

La deuxième phase est la construction de son arche. Cela prend également pas mal de temps car chacun va optimiser ses modules et aussi attaquer les autres. Donc, il faut analyser les arches adverses et essayer de tirer le meilleur de ses cartes. Un système de combinaison prenant, réussit. Une phase pleine de rebondissements mais qui prend du temps aussi.

Mais Exodus c'est aussi un jeu violent. Si si, je n'ai pas peur de l'écrire. Car, souvent, un joueur se fait démonter son jeu dans la dernière manche. Module après module. C'est clairement frustrant, agressif de la part des adversaires mais il n'est pas bon, dans ce jeu, de faire la course en tête. Vous serez la cible, le joueur à battre, à abattre, ce qui arrive souvent d'ailleurs. C'est un choix éditorial assumé, qui plaira ou ne plaira pas. Si vous n'aimez pas prendre le risque de vous faire démonter durant la partie, passez votre chemin. Si cela ne vous pose pas problème vous allez prendre, par contre, plaisir à être celui qui cassera tout. C'est piquant, grisant, méchant.

C'est un Très Bon pour Exodus qui aurait pu revendiquer plus mais la durée des parties lui font baisser la note. Dommage car tout le reste est très plaisant et donne envie de trouver les meilleures combinaisons.

A acquérir en connaissance de cause.

 
  • Le système d'enchères pour les cartes
  • Les combinaisons
  • Méchant à souhait
  • Une belle édition
  • Exploser le jeu adverse
 
  • La longueur des parties
  • Peut paraître violent parfois
  • Se faire démonter son jeu
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Premières Impressions de Xavo

De 1 à 2 parties jouées - 10 septembre 2019
 
Indispensable
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J'ai eu envie d'écrire cet avis car je me suis vraiment fait plaisir durant cette première partie. Je vous situe le cadre : le festival Ludimania (Dijon), un samedi soir de 2019, une table dédiée à Seeders from Sereis - Episode 1 : Exodus (on va dire Exodus) et animée par un des auteurs. Ce dernier nous explique le jeu clairement, rapidement. Il est très disponible et vraiment sympa. Je me suis assis à la table d'Exodus, fatigué par la route et la journée sur le festival, curieux, juste pour essayer le jeu. Quatre heures plus tard, j'y étais encore ! Mais pourquoi donc ?

Comme à mon habitude, je vais commencer par l'édition. Nous avons joué à une version "démo" avec une jolie nappe en guise de plateau. Pour le reste, tout était similaire à la version commercialisée. Le matos est très complet et bien pensé. La boite permet même d'accueillir les boites des extensions du jeu. J'ai feuilleté la règle qui m'a parue claire : mais je n'ai pas eu à la lire, l'auteur est resté avec nous tout du long. Le design est cohérent et qualitatif... après tout n'est question que de goût. Le tout est fabriqué et assemblé en Pologne, seules les pièces plastiques viennent de Chine (au prix d'un transport international polluant et de conditions de travail plus difficiles).

Le jeu est la première brique d'un projet dingue : dix jeux dans le même univers (créé par les auteurs et opensource) qui formeront à la fin un unique jeu sur un mode "legacy". Comme son nom l'indique, Seeders from Sereis - Episode 1 en est le premier opus.

Exodus est un europatrash : il empreinte des mécanismes aux jeux type kubenbois pour créer un jeu compétitif et au thème très présent. Les règles sont assez vite assimilées (mais je rappelle qu'un des auteurs nous a assisté) et le jeu tire sa profondeur essentiellement du système de cartes, cartes réparties en différentes factions. C'est ce que j'appelle un jeu post-moderne : thème fort, mécanique épurée et profondeur tactique/stratégique. Le jeu a nécessité quatre ans et demi de développement.

Draft, système de majorités, combo de pouvoirs et gestion de main de cartes sont les principales mécaniques du jeu. Ces dernières sont liées au thème : par exemple, le jeu de majorités sert à jouer de son influence pour obtenir des modules ou des personnages, voire des ressources et mime ainsi le monde de la politique et des lobbys.

Le jeu est très méchant. Un de mes amis a eu la mauvaise idée d'être en tête à la moitié du jeu (fin du deuxième tour), tout en état très offensif envers tout le monde ... et il a été presque complétement dépouillé par les trois autres au tour suivant. Exodus deviendra pour cette raison par moment un jeu de diplomatie au sens large du terme (c'est-à-dire un jeu où l'on négocie mais aussi un jeu où nos actions influencent les relations avec les autres joueurs). Le principe - bien connu des joueurs des vieux jeux dits "de simulation" des années 90 - est de ne surtout pas jouer le lièvre en faisant la course en tête, mais de s'abriter dans son ombre, en évitant de participer aux agressions. Pour cela, il ne faut jamais cesser de dénoncer le premier, tout en démontrant son infériorité au score et son incapacité à nuire. Habitués des jeux à l'allemande où tout s'équilibre et où les interactions sont maitrisés : attention ! Ici, l'injustice et la violence sont deux principes souverains.

Et ça fait du bien ! J'avais adoré, il y a quelques années, Kemet, jeu de conquête qui obligeait à combattre ses voisins pour gagner des points de victoire, créant ainsi des sensations nouvelles au joueur blasé que je suis (parfois). De la même façon, j'ai été complétement séduit par la radicalité d'Exodus : les auteurs n'ont absolument pas cherché à rendre le jeu "gentil", bien au contraire ! S'ils permettent aux joueurs de se défendre, ce n'est jamais totalement : les choix sont cornéliens pour protéger ses cartes stratégiques et, donc, potentiellement sacrifier les autres. Tout cela m'a procuré un vécu peu commun, me replongeant dans mes vieilles sensations ludiques des années 90, le tout avec des règles plus simples et une durée de partie bien moindre.

Notre partie a vraiment duré 4 heures. Cela peut paraitre long, mais il s'agit d'une partie de découverte. De plus, il nous fallait gérer les repas et les enfants présents avec nous sur le festival. Je pense que l'on peut faire beaucoup plus court.

Nous n'avons pas jouer en conservant des cartes d'un tour sur l'autre lors de cette partie d'apprentissage car nous n'aurions pas su quoi garder. Cette règle me semble indispensable pour assoir la dimension stratégique du jeu et éviter à quiconque d'être hors-course. Il est en effet a priori toujours possible de se refaire, selon les auteurs, surtout que l'on est alors plus la cible de personne une fois son jeu amoindri.

Pour conclure simplement, je vous dirai juste que vais acheter ce jeu. Le premier achat pour moi en 2019 : je suis devenu très sélectif. Comme il est en partie fabriqué à l'autre bout du monde, je vais me le procurer d'occasion : vous savez ma sensibilité sur ce sujet. Je vais y rejouer et je viendrai finaliser cet avis. En attendant, je souhaitais vraiment partager avec vous mon enthousiasme.

 
  • Très agressif
  • Théme soutenu par la mécanique
  • Richesse tactique et stratégique
  • Post-mioderne
 
  • Pièces plasqtiques fabriquées en Chine
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