L'avis de Starvince

Plus de 10 parties jouées - 10 mars 2014
 
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Seiji Kanai. À la seule évocation de ce nom, les amateurs de jeux au matériel pléthorique tremblent.

Figurez vous qu'il est capable de vous proposer des sensations ludiques qui vous feront frémir avec seulement seize cartes.
Plus que cela, il est capable de vous donner envie de jouer et rejouer à une version revisitée de la bataille...

Il faut alors prendre Braverats pour ce qu'il est : la promesse d'un agréable moment autour d'un café, en discutant de toute autre chose ou même éventuellement pour déterminer qui choisira la face du plateau pour la prochaine partie de Krosmaster.

Nous voila donc partis pour une partie de bataille ouverte. Enfin pas tout à fait! Si la base du jeu consiste à choisir secrètement l'une des 8 cartes dans une main identique pour chaque joueur, chacune d'entre elles dispose d'un effet qui viendra perturber la résolution numérique classique.
Vous voilà donc obligé de penser à qu'il va penser que vous pensez. C'est alors par son épure que ce titre révèle son génie.
Pour illustrer cela, voici quelques exemples de pouvoirs de nos personnages : l'assassin fait que c'est la carte la plus faible qui remporte la manche, le magicien annule l'effet de la carte adverse ou encore la princesse - oui, l'auteur sembler porter une admiration particulière à ce personnage - qui permet de remporter, non pas la manche, mais bien la partie si elle tombe nez à nez avec le prince adverse. Ah la séduction, arme bien plus redoutable que tout objet métallique.

Alors des manches, vous allez en enchainer un certain nombre. Des parties, vous allez en jouer plus d'une tant l'envie d'y revenir se fait ressentir. Lorsqu'on découvre les cartes, on pourrait être tenté par l'envie de trouver l'enchainement ultime, celui qui nous semble le plus pertinent mais on s'aperçoit bien vite que c'est sans compter sur la composante humaine et sur ce que l'on appelle dans les milieux avertis le double guessing.

Les illustrations méritent elles aussi une petite réflexion. Si l'on découvre Braverats dans sa version originale, et que l'on a également jouer à Love letter dans ce format, les similitudes seront frappantes. On navigue alors entre une sensation de déjà vu mais avec une perte de repère intéressante.
C'est nettement moins le cas avec la version Blue orange. Ces dessins évoquent clairement des graphismes de dessins-animés occidentaux classiques. Ce qui est dommage c'est que les personnages sont riches en détails mais difficilement reconnaissables au premier coup d’œil, sensation intensifiée par le fait que si les deux adversaire disposent des mêmes personnages, chaque camp a ses propres illustrations : les bleus sont plutôt représentés par des barbares alors que ceux du rouge sont bien plus raffinés.
Cela oblige a porter un regard bien plus attentif lors des premières parties et altère un peu la fluidité des tours. La version française de Love letter ne fait pas l'unanimité mais avait la force de proposer des personnages facilement identifiables.

Rassurez-vous, si vous passez sur ce petit détail lors des premières parties, vous serez rapidement aussi à l'aise qu'un rat dans les égouts.
Notons aussi que Blue Orange devrait également proposer dans la boîte, la version originale. Et, çà, on n'aime pas, on en rat-folle!

 
  • L'aspect épuré
  • Une bataille révisitée avec un intérêt certain
  • La version originale contenue dans la boîte.
  • La mention à la chronique dans Plato magazine au dos de la boîte
 
  • La difficulté à appréhender les personnages lors des premières parties, à cause des illustrations différentes

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