L'avis de Starvince

Plus de 10 parties jouées - 25 juin 2015
 
Très Bon
  preview

Les duels de magiciens ont toujours été une source d'inspiration et une thématique évidentes pour de nombreux jeux, particulièrement ceux de cartes. Shazamm, Duel de de magiciens, le plus récent Time Masters ou bien évidemment Yu-Gi_Ho! et Magic sont autant de titres qui ont proposé ce type d'affrontement.
C'est d'ailleurs à Magic que fait penser la couverture de Spellcaster, édité par R&R Games qui serait passé inaperçu en France s'il n'avait pas été distribué par Atalia.
Datées, ainsi pourrait on définir les illustrations, surtout celles des cartes, qui rappellent justement des visuels des années 90 voire 2000 et qui inconsciemment laisser croire qu'il va s'agir d'un enième jeu d'affrontement, possiblement pas complet, c'est à dire avec un contenu à venir.
Aussi, la découverte du matériel se révèle assez surprenante. On trouve un paquet de cartes, certes, mais également des petits plateaux, ainsi que deux paquets de gemmes colorées. La règle, elle aussi, étonne par son format. Elle tient sur une simple feuille A4 recto-verso.
Principalement prévu pour deux joueurs, Spellcaster propose deux voies pour gagner une partie qui sera assez rapide, une vingtaine de minutes environ. Il faut soit réussir à vider la réserve de magie de son adversaire, symbolisée par dix gemmes jaunes reçues en début de parties, soit gagner quinze saphirs faisant office de points de victoire, tout celà grâce à des sorts à activer.
Pour cela, le joueur lors de son tour, dispose de deux actions parmi trois après avoir pioché automatiquement une carte et reçu les bénéfices de ses sorts passifs : piocher de nouveau, poser une carte face à soi, ou activer une de celles-ci. C'est aussi simple que cela. Il existe quatre couleurs/types de cartes. Les rouges réduisent l'énergie adverse, les jaunes soignent, les bleues accordent des points de victoire et les vertes modifient les règles. Il n'y a qu'une carte de chaque couleur active, la dernière posée, uniquement activable par celui qui l'a posée.

Cette mécanique provoque des tours dynamiques, fluides et riches en rebondissements. C'est exactement comme cela que l'on se plait à imaginer deux magiciens en train d'en découdre. Les deux voies de victoire sont toutes les deux viables et permettent de se fixer une stratégie à suivre, éventuellement modifiable en cours de partie.
Ce qui surprend réellement, c'est la simplicité des règles et leur accessibilité. Si l'on passe sur le terme de "drain" qui aurait mérité une petite explication, Spellcaster propose des effets de sorts évidents à appliquer, une qualité indéniable.
Avec un tel format, les parties ne peuvent que s'enchainer, envie d'autant plus facilitée qu'on en joue qu'avec une partie des cartes et qu'on a envie de découvrir les autres et tenter de nouvelles combinaisons. A noter le caractère plutôt anecdotique de la configuration à trois joueurs et l'aspect plutôt fun du jeu à quatre, par équipe.

 
  • La simplicité des effets de cartes
  • Le dynamisme des parties
  • La sensation de duels de magicien
  • Le caractère transportable du format
 
  • Les illustations des cartes
  • Le manque de lien entre le nom du sort et son effet

Laisser un commentaire:


Pour animer votre commentaire:
:D    :)    :lol:    ;)    ?:    :(    >:(
Nous n'acceptons plus de lien dans le texte de vos commentaires afin d'éviter les spams.
Merci de votre compréhension