Thème du jeu


Le jeu des pouvoirs

Au Japon, le nom de SAMURAI est synonyme de courage, de fidélité et d'harmonie intérieure. Aujourd'hui encore, la réputation de ces guerriers est restée inaltérée et de nombreuses légendes et mythes se sont construits autours de leurs exploits.

Dans le Japon des SAMURAI, il y avait trois puissances politiques : les prêtes, la noblesse et les paysans. Celui qui voulait triompher dans la course au pouvoir devait avoir au moins l'une de ces puissances de son côté. Mais il devait aussi garder des liens avec les deux autres pour survivre à long terme.

...
 

Description du jeu

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But du jeu


Mise en place


Déroulement de la partie


Fin de la partie


Pour bien commencer

Bah là c'est pas évident. Une grande part du jeu est combinatoire (placement d'une tuile en fonction des autres tuiles) : donc tres contextualisé. Enfin, voilà ce que j'ai pour vous, pour gagner :
D'abord il faut compter les statuettes capturées par vos adversaires. N'oubliez pas que vous visez la majorité, donc que vous jouez par rapport à eux.
Inutile de dépenser trop de tuiles : celles marquées d'un symbole japonais sont très précieuse, servez vous en pour des coups critiques.
Plusieurs statuettes ne necessitent que deux tuiles pour être capturées, ne posez une tuile sur une case adjacente pour la capturer que si il y a en déjà une, ou si vous pensez ne pas vous faire doubler.
Ensuite, il faut regarder ce que l'adversaire a posé comme tuile sur le plateau, c'est surtout utile en fin de partie pour voir ce qui lui reste.
 
Descriptif rédigé par LudiGaume
 

L'avis de Frédéric

De 3 à 5 parties jouées - 19 août 2018
 
Très Bon
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Avertissement sur ses notations

SAMURAI a été édité il y a 20 ans. Pour je ne sais quelle raison, je l’avais laissé dans ma ludothèque sans y avoir jamais joué. Pourquoi l’ai-je gardé ? Était-ce parce je trouvais que la boîte était intéressante ? Le fait qu’il s’agisse d’un jeu édité par la mythique maison d’édition Descartes ? Un jeu du prolifique Knizia ?

Toujours est-il que j’ai récemment ouvert la boîte et que j’y ai joué à plusieurs reprises à ma grande satisfaction. J’avais bien fait de la laisser traîner dans une étagère.

Evidemment, SAMURAI est très clairement un jeu d’une autre époque : simplicité des règles, jeu de pure majorité, avec une mécanique que je qualifie de « mathématique » comme Knizia sait les faire, un thème on ne peut plus plaqué qui ne raconte vraiment aucune histoire (l’emballage thématique japonisant est sympathique, mais n’importe quel autre thème aurait pu être utilisé à sa place), durée de jeu plutôt courte. Bref, typiquement le jeu à l’allemande des années 90-2000 auquel la famille jouait après les repas.

Si mes souvenirs sont bons, à l’époque, Knizia était une espèce de pape du jeu « à l’allemande », à telle enseigne que la petite communauté des joueurs francophones qui se retrouvaient sur internet (Ankou puis Tric-Trac peu après) ne jurait que par Tigre et Euphrate, également de Knizia, un jeu bien austère et « mathématique » avec un thème bien artificiel.

Mes premières parties se sont révélées très agréables : les règles sont simples et bien rédigées (en français puisqu’il s’agit d’une édition française, ce qui n’était pas si courant à l’époque). Pas de souci d’interprétation.

Le matériel de jeu est très agréable avec un plateau modulaire dépendant du nombre de joueurs. Les illustrations sont bien faites et les statuettes noires sont du plus bel effet. Le tout est simple et pratique.

Le jeu se prend facilement en mains et est accessible à tous les types de joueurs.

Le système de majorité est très compréhensible même s’il demande de la réflexion pour bien doser ses captures de statuettes. Il faudra faire preuve d’un peu de stratégie (un tout petit peu, mais quand même) pour préparer des majorités futures mais aussi d’une bonne dose d’opportunisme pour saisir les bonnes occasions de remporter les majorités.

Les parties sont rapides (45 minutes à 4 joueurs) et on ne voit pas le temps passer car il faut être attentif aux choix des autres joueurs, la physionomie du jeu se modifiant à chaque pose de tuiles.

Le jeu se joue très bien de 2 à 4 joueurs. On a évidemment affaire à un jeu de Knizia : mécanique simple, efficace et équilibrée… bref, ça roule.

Voilà un jeu qui n’a pas suscité un engouement extraordinaire chez moi mais j’ai pris du plaisir à y jouer 20 ans après, en raison de sa simplicité d’accès et de sa mécanique particulièrement bien huilée.

Dans l’absolu, je lui aurais mis une note « sympathique » car ce n’est pas un jeu très « impressionnant ». Toutefois, nous nous sommes bien amusés à chaque partie et ses quelques autres points positifs justifient que je lui mette un « Très bon ».

 
  • Simplicité
  • Mécanique bien huilée
  • Jouable de 2 à 4 joueurs
  • Accessible et agréable
  • Les illustrations
 
  • Old Fashion
  • Thème artificiel
  • Côté "mathématique"/froid
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L'avis de Xavo

De 6 à 10 parties jouées - 28 juin 2006
 
Sympathique
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Commençons par le matériel, autant vous le dire tout de suite, mon conseiller esthètique (ma copine) n'est pas enthousiaste du tout. Pour elle, la boîte est laide, le reste passable. Bon, moi j'aimais bien le reste, les petites statuettes noires, les tuiles aux couleurs discrètes et les paravents rendent bien l'ambiance japonaise. Enfin, ce dont je suis sur, c'est que le jeu est cher, que le matériel est dit "luxueux" dans les critiques et qu'il n'y a rien pour classer les pions.

On ne va pas passer l'article sur le matériel. Le jeu est trés jouable, assez riche et a peu de hasard. Pas de diplomatie ici, mais de la réflexion pour s'emparer d'une majorité d'un type de statuettes. La tactique reste assez légère et les possibilités réduites mais réelles. Les parties et les stratégies sont assez variées. De plus, une part de bluff s'introduit petit à petit (quand les joueurs deviennent meilleurs) afin de faire croire par le placement qu'on veut telle catégorie de statuette plutôt que telle autre.
Le jeu tourne dans toutes les configurations (de 2 à 4 joueurs).

Donc, un bon jeu de placement, léger, à l'allemande.

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L'avis de Guillaume

Plus de 10 parties jouées - 6 mai 2007
 
Indispensable
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Indispensable... Le mot est fort. Disons qu'il est clairement à la frontière entre le très bon et l'indispensable et, ayant une petit affection pour lui, je ne peux m'empêcher de le placer du bon côté de la ligne.
Il a pour lui une durée raisonnable, un matériel de qualité et un système de jeu simple à expliquer et pourtant très retors.

On compare fréquemment Samurai à la Traversée du Désert et à Tigre & Euphrate. A eux trois, ils sont sensé figurer la trilogie des jeux de placement de Knizia même si le bon docteur nie tout lien de parenté entre ces jeux.
A ceux qui aiment Tigre & Euphrate, je serai tenté de conseiller le jeu : il y retrouveront l'incertitude quant à l'issue de la partie au travers des conditions de victoire, une partie du côté conflictuel du jeu, le côté tactique, les coups de poker et la fluidité.
Leur manqueront une bonne part de la violence du jeu, les retournements de situation ainsi que les possibles négociations à la table. En contrepartie, il disposeront d'un jeu plus léger (45mn) et plus facile à expliquer.
A ceux qui adulent la Traversée du Désert, le jeu risque de paraître moins contrôlable et les conditions de victoire trop incertaines.
En revanche, ils retrouveront un jeu du même calibre (durée, complexité) où les opportunités de ravir des points de victoire au nez et la barbe de leurs adversaires sont tout aussi nombreuses que dans le célèbre jeu des chameaux.

Une des forces de Samurai est d'être parfaitement conçu pour tourner quelque soit le nombre de joueurs.
En retirant des îles , on retire autant de placements potentiels que ce dont disposerait un joueur excédentaire.
On se retrouve donc toujours avec ses dernières tuiles en main en fin de partie. A deux, le jeu est très cérébral et les luttes de placement sont à couteau tiré.
A 3 ou 4, il y a un jeu d'équilibre à trouver (qui est en tête) et surtout une priorité absolue : acquérir une majorité dégagée.

Le système de décompte des statuettes a l'air complexe mais il est finalement très simple :
* Gagne le joueur qui obtient deux dominantes sur les trois types de statuette (boudha, rizière, casque)
* Si personne n'en dispose, peuvent prétendre à la victoire les joueurs qui ont une dominante. Le vainqueur est alors celui qui détient le plus de statuettes à côté de sa dominante.
* Si les joueurs qui ont une dominante ne peuvent toujours pas être départagés, c'est celui qui détient le plus de statuettes qui l'emporte.

Comme à Tigre & Euphrate ou à Genial, il s'agit d'être équilibré dans son développement (ou du moins de ne pas négliger deux des trois aspects du jeu).
Mais la règle des majorités dégagées (une majorité partagée sur un type de statuette ne compte pas) permet de maintenir le suspense et de faire parfois gagner des joueurs sur la qualité
des statuettes obtenues plutôt que sur la seule quantité. Comme énoncé précédemment, cet astucieux mécanisme fait tout le sel du jeu.

Même si l'on peut reprocher le côté tranché des couleurs (nécessaire sans doute à la visibilité du jeu), on ne peut que s'incliner devant les statuettes d'un noir de jais qui accompagnent le jeu
et participent au charme asiatique (certes très artificiel) du jeu. C'est toujours un plaisir de s'en saisir après un judicieux placement et de voir leur vernis chatoyer derrière son écran.

Après tous ces compliments (mérités), il faut tout de même reconnaître un petit défaut au jeu : il est très froid. Même si les prises de statuettes
sont souvent frustrantes pour les autres joueurs, on ne parle pas beaucoup à la table. Il faut dire qu'on est souvent concentré, l'oeil aux aguets, en espérant que son placement "optimal"
ne soit pas dérobés sous ses yeux par celui qui joue avant soi. Certains joueurs ne se formalisent pas mais ceux qui aiment sentir le thème et l'ambiance échauffée de certains jeux risquent d'en être pour leurs frais.

Samurai est un jeu qui emprunte beaucoup au jeu de majorité (il convient de l'emporter au plus juste pour pouvoir utiliser ses forces ailleurs et les statuettes sont effectivement capturées au travers de décomptes majoritaires).
Pourtant, il n'a pas le côté "frustrant" des jeux de majorité où rien n'est acquis et où l'acharnement de certains peut s'exercer à vos dépends :
* une fois une tuile posée, celle-ci ne bougera plus (sauf exception)
* une fois une statuette prise, il n'y a plus à débattre
A ce titre, comme je qualifie parfois "Ra" de "jeu d'enchères qui plait à ceux qui n'aiment pas les jeux d'enchères", j'aurais tendance à dire que "Samuraï" est le jeu de majorité qui plait à ceux qui n'aiment pas les jeux de majorité" (bien que l'on puisse légitimement se demander s'il appartient vraiment au genre des jeux de majorité).

Petit ajout de dernière minute : il existe sur le web une adaptation du jeu avec une intelligence artificielle compétitive. Si vous vous demandez si le jeu vous plaira, je ne saurais trop vous recommander de l'essayer en ligne (http://www.klear.com/new/games/samurai). Attention : l'essayer, c'est l'adopter !

 
  • Aussi bon à 2, qu'à 3 ou 4
  • Des conditions de victoire qui ont fait leurs preuves
  • Un matériel très sympathique (les statuettes)
  • Un excellent jeu tactique où l'on cherche à faire "des coups"
  • Une excellente fluidité
 
  • Extra-dry
  • Parfois le hasard de la pioche (les dernières tuiles qui font cruellement défaut)
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