Thème du jeu


1289. Le Roi Philippe le Bel a décidé de faire construire un nouveau château à Caylus. Les ouvriers et les artisans affluent bientôt par dizaines,
attirés par la fortune que peut leur apporter ce formidable ouvrage. Tout au long de la route qui serpente au pied du Château, une ville commence lentement à émerger...
 

L'avis de LudiGaume

3- De 3 à 5 parties jouées - 15 juillet 2007
 
Très Bon
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Avertissement sur ses notations

Caylus Magna Carta est un jeu qui a su se démarquer de son grand frère Caylus tout en gardant son air de famille.

Le jeu est plus simple, sans tomber dans l'enfantillage, mais n'est pas pour autant de tout repos. Il demande beaucoup de réflexion car il faut choisir entre construire vos bâtiments ou faire avancer la construction du château. Les ressources utilisées dans une action vous manqueront pour l'autre et c'est là tout le dilemme du jeu. Et pendant que vous tentez de vous en sortir, il ne faudra pas oublier de regarder l'évolution du château qui annonce la fin de la partie.

L'interactivité est très forte dans le jeu car l'effet secondaire d'un bâtiment profite directement à l'un de vos adversaires. Profiter de la puissance d'un bâtiment fait avancer les autres et donc le choix de tel ou tel bâtiment devient encore plus difficile.

On se rend vite compte après une ou deux parties que les choix sont très difficiles, ce qui provoque des parties un peu longues. Voir trop longues si vous jouez avec des calculatrices organiques.

Le hasard est ici présent; il permet de renouveler les parties mais peu fustrer si les cartes ne sortent pas dans l'ordre que vous attendiez. Dans ce cas, il va freiner votre progression et vous perturber.

Au final, nous sommes en présence d'un très bon jeu avec des parties un peu longues pour son format. Mais, pour notre part, nous préférons le grand frère qui est plus intense.

Il constitue une très bonne introduction à Caylus car il permet de découvrir les mécanismes de bases : les ouvriers, la route, le prévot, le pont, ...

 
  • Simplicité par rapport à l'original
  • L'interactivité via l'effet secondaire
  • La possibilité d'accélérer la partie
  • Le renouvelement des parties via le hasard
 
  • La longueur des parties
  • Le hasard qui peut vous freiner
  • Les couleurs rouges et vertes des cartes pour les daltoniens
  • Les cubes gris et roses pour les daltoniens
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Premières Impressions de Frédéric

1- De 1 à 2 parties jouées - 2 août 2007
 
Sympathique
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Avertissement sur ses notations

Après deux parties de Caylus Magna Carta, mes premières impressions sont plutôt mitigées. J’ai beau me forcer à appréhender ce jeu comme étant bien autre chose que Caylus, je ne peux m’empêcher de les comparer et arriver à la conclusion provisoire qu’il n’était peut-être pas opportun de toucher au prédécesseur.

Ma première partie était une partie à quatre joueurs, tous très grands amateurs de Caylus. La seconde l’était également à quatre joueurs dont deux n’avaient jamais joué à Caylus. Le premier sentiment de chacun de ces joueurs a été dans le style : « Tout çà, pour çà ».

Pour ma part, je trouve que Caylus MC est effectivement un jeu qui dure trop longtemps compte tenu de ses mécanismes et qu’en l’allégeant on a accentué péjorativement le côté répétitif de Caylus, tout en en enlevant une bonne partie du piment.

Caylus MC demeure un bon jeu mais peu innovant et qui m’apparaît un peu à côté de ses pompes en tant que jeu de développement.

Lors de ma deuxième partie, nous avons été confronté à ce qui m’est apparu comme une bizarrerie. La première des cartes roses, cartes présentes dès le début du jeu sur le chemin, était la carte qui fournit 2 deniers. Lors du premier passage du pont, un des joueurs a payé trois deniers pour faire reculer le prévôt de trois cartes, il s’est ainsi retrouvé sur la première carte du chemin, les autres préférant garder leurs sous. Seule cette première carte a été décomptée. Le problème est venu de ce que le prévôt ne revient pas sur le colporteur (la quatrième carte dans une partie à quatre joueur). Ainsi, pendant quatre tours aucun joueur ne voulait qu’un autre joueur puisse profiter de ses ouvriers et ainsi un des joueurs faisait toujours reculer le prévôt sur la première carte. Comme nous avions toujours suffisamment d’argent pour faire reculer le prévôt, ce petit jeu a bloqué le début de partie. J’ai trouvé que cette façon de jouer, finalement assez compréhensible compte tenu de la situation de jeu, était quand même fort curieuse. A un moment donné, nous nous sommes dit qu’il valait mieux arrêter de jouer de la sorte et la partie a pu reprendre normalement. J’ai bien regardé dans les règles et je n’ai rien trouvé qui permettait d’éviter cette situation de blocage.

Côté matériel, c’est bien mais je ne comprends pas pourquoi les cartes du joueur orange sont de couleur jaune. C’est un détail sans grande importance.

Caylus MC est certainement un bon jeu, mais il m’a, jusqu’à présent, laissé sur ma faim et j’ai constaté que ce sentiment a été partagé par mes autres camarades de jeu. Pour une durée de jeu pas tellement plus longue, je préfère clairement jouer à Caylus.

 
  • Simplicité des règles
  • Bon matériel
  • Mécaniques fluides
 
  • Trop long
  • Trop répétitif
  • Un peu décevant par rapport au grand frère
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L'avis de Grunt

1- Plus de 10 parties jouées - 27 juin 2007
 
Indispensable
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J'ai eu la chance de pouvoir faire la toute première partie de Magna Carta (CMC) avec l'auteur et l'éditeur, et de voir l'évolution au fil du temps (je crâne un peu mais c'est pour mieux situer de niveau d'objectivité de l'avis :).

CMC par sa nature va forcément être comparé à Caylus (de par son thème et la reprise de beaucoup d'éléments dont les illustrations et les noms des bâtiments). Comme à Caylus, nous avons une équipe d'ouvriers qui vont aller collecter des ressources diverses pour nous permettre soit de développer la ville en ajoutant des bâtiments (et une configuration de jeu différente) soit d'aider à la construction du château.

Il pardonne néamoins beaucoup plus les erreurs que son grand frère et la barrière à l'entrée est moins rude (c'est d'ailleurs ce qu'il est ressorti dans mes dernières parties):
- il n'y a pas à penser à placer un ouvrier au chateau
- le coût de placement est fixe
- pas de faveurs du roi à planifier
- 1 ressource de moins (pas de tissu) et l'or est un joker
- moins d'erreurs possibles dans l'ordre de la route (pas de champs de joute demandant un tissu, pour construire un batiment il faut de toute façon avoir les ressources AVANT la phase d'actions)
- une possibilité de rester dans la course en piochant des cartes sans pour autant passer
- un prévot usuellement moins méchant, couplé au bailli
- peu d'intermédiaires de construction (pas de charpentier, maçon et architecte)
- une condition de fin de partie unique (uniquement la construction du chateau qui "avance" systématiquement)
- pas de gestion de l'ordre du tour (pas d'étables mais simplement le voisin de gauche, plus "prévisible")
- des flux de ressources annexes par nos bâtiments même si on est fauché

Il reste qu'on pourrait en temps que fan rester sur "oui ça a l'air d'être du Caylus sans sucre" et c'est la première pensée qui m'a traversé l'esprit lors de ma première partie. Les parties suivantes ont eu vite fait de me démontrer les subtilités propres du jeu, entre équilibre et contraintes dans les 2 voies bâtiments et château: de la limite de la fin de la route (couplé au prévot), notamment quand construire et quoi; l'avancement systématique de la construction du château d'autant plus controlable à 2; l'importance nouvelle de l'or...

On aimerait des fois construire plus de bâtiments mais négliger le château risque d'accèlérer la partie et d'affaiblir la puissance des bâtiments déjà en place. On aimerait que la partie s'accèlère quand on a pas mal investi au château, mais en même temps il devient de moins en moins intéressant. On se dit alors que la solution c'est de faire un peu des 2, mais le château tôt nous appauvrit beaucoup en ressources, les bâtiments doivent être parfois enchainés si on veut les éloigner de plus en plus de la fin de la route. Le rythme de la partie peut s'avérer crucial, tant on peut être premier avec 15 points comme 70...

Mais le plus bel ajout est certainement celui du hasard: avec certains bâtiments en main, les joueurs ont moins d'options, mais en même temps la ville de Caylus construite sera plus diverse, loin des recettes toutes faites qu'on pourrait lire dans un guide :)

Et c'est pour toutes ces raisons (et une dynamique différente) que je trouve que c'est une belle adaptation. Je continue à préfèrer Caylus pour son côté exigent et plus profond, je sortirai juste plus facilement Magna Carta de par son côté beaucoup plus accessible. Je préfére passer un bon moment tous autour de Magna Carta plutôt que de me faire plaisir seul avec mon jeu préféré. Vive parfois la simplification!

 
  • Un hasard qui contribue/force le renouvellement des parties
  • Une simplification bienvenue pour initier (pas de faveurs, coût fixe, participation automatique au chateau...)
  • La nouvelle gestion de la fin de la route
 
  • A compacter pour partir en voyage
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L'avis de Deepdelver

De 6 à 10 parties jouées - 27 février 2012
 
Indispensable
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Caylus a révolutionné les jeux de gestion, son petit frère en est le digne représentant pour les jeux de cartes. Mais je préfère largement celui-ci à son illustre aîné. Pourquoi ?

- Le jeu de cartes est un peu plus simple que le jeu de plateau, donc plus facile à prendre en main (moins de ressources, mains de bâtiments différents, pas de faveur pour le jeu de base).

- La symbolique des cartes est très compréhensible, quand le plateau de Caylus est chargé.

- À Caylus, tout est visible dès le départ, il n'y a pas de hasard, et les bâtiments ne sont présent qu'en un seul exemplaire : si vous un développement privilégié, il ne faut pas se rater, sinon vous n'aurez pas les points des bâtiments que vous devez construire. À Caylus Magna Carta, il y a une dose de hasard introduite par la pioche, donc un meilleur renouvellement, et les bâtiments (hors ceux de prestige) sont présents en plusieurs exemplaires dans les différentes mains.

Au final, je me prends moins la tête à pratiquer CMC, et l'extension qui rajoute un tableau de faveurs spécifiques à cette version ouvre de nouvelles possibilités.

 
  • Toutes les qualités de Caylus, dans une version cartes
  • Une dose de hasard introduite, pour ne pas rendre tout calculable
  • Les actions principales et secondaires des bâtiments
  • Même principe général que Caylus, mais légèrement simplifié
  • Une extension bien adaptée au jeu
 
  • Ça reste un jeu de gestion, avec plein de cubes en bois
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