Thème du jeu


Une partie d'Egizia dure 5 tours. A chaque tour, les joueurs peuvent augmenter la force de leurs travailleurs, augmenter la production de pierres de leurs carrières, prendre des cartes Nil et Sphinx et prendre part à la construction des tombeaux du rois, de l'obélisque, de la pyramide et du temple. Le but est de marquer des points. Les points pour les constructions sont marqués directement et les points pour les cartes Sphinx sont marqués à la fin de la partie.
 

L'avis de LudiGaume

De 6 à 10 parties jouées - 29 décembre 2009
 
Très Bon
  preview
Avertissement sur ses notations

Egizia est un très bon jeu de placement d'ouvriers qui arrive à se démarquer des autres sans pour autant révolutionner.

Le jeu est tourne à la perfection et offre un vrai plaisir de jeu. La fluidité est un atout pour ce jeu qui ne connaît pas de temps mort. Même la mise en place entre chaque manche est très rapide. Côté règles, il y a pas mal de choses à retenir et donc il faudra plus d'une partie pour se sentir à l'aise.

L'astuce du jeu vient du fleuve qui guide les choix, impossible de revenir en arrière, et cela demande beaucoup d'attention sur les choix offerts par le Nil. C'est très astucieux et très prenant. La bonne idée.

L'autre point d'attention est l'obtention des objectifs qui guideront vos choix tout le long de la partie. Ces derniers génèrent parfois une petite frustration lors du décompte final qui voit parfois un joueur remporter la partie grâce à ces objectifs qui lui ont été peut-être un peu trop favorable lors des tirages.

Un très bon jeu dans sa catégorie qui offre une belle mécanique avec le fleuve comme guide. A posséder si, comme nous, on est fan du genre et encore plus si le jeu sort en français.

 
  • Le fleuve comme directeur des choix
  • La multitude d'objectifs
  • Matériel à la hauteur du jeu
 
  • Le décompte de fin qui réserve parfois trop de surprises
  • Pas en français, dommage
Aucun commentaireMasquer
 

L'avis de Grunt

De 6 à 10 parties jouées - 30 novembre 2009
 
Très Bon
  preview

La vague des jeux de "placement d'ouvriers" n'est toujours pas passée de mode et à Essen 2009, au moins 3 jeux - Egizia, Vasco de Gama et Carson City - ont été publiés (je n'ai pas joué à ce dernier).

Dans le genre, je ne suis pas convaincu par les jeux comme Leonardo ou Vasco, où une incertitude plane sur ce que l'on peut récupérer (l'argent étant une soupape de sécurité pour palier à l'imprévu), ce que je trouve particulièrement paradoxal dans un jeu où l'on demande de planifier (œuvre ou expédition). Ces jeux sont juste plus opportunistes que le cadre même ne l'autorise pour moi, d'autant plus que je trouve cette interaction forcée artificielle.

Cette incertitude est résolu dans Egizia puisque l'on bloque le lieu en s'y plaçant (à la Caylus) et on récupère son avantage immédiatement (à la Agricola). Mais comme choisir c'est renoncer, et qu'on ne pourra que remonter le fleuve, une course vers l'avant va se déclencher.

On pourra reprocher à Egizia sa facture très très classique (et très inspirée de Caylus que cela soit dans la route/fleuve, les faveurs/marchés, les constructions au château/monuments à bonus, ou payer/nourrir), mais il a su mélanger et construire sur ces éléments en introduisant du hasard (ce qui manque peut-être à Caylus) à des endroits plus fins que ne l'avait fait les Piliers de la Terre (hasard sur la pioche contremaîtres) et l'âge de pierre (hasard sur l'apparition des cartes/huttes à visibilité très réduite, et sur l'acquisition des ressources):

- la moitié des emplacements du fleuve pour renouveler l'ordre d'apparition des pouvoirs;

- les objectifs "Sphinx" qui orientent et intéressent certains axes de développement: à nous de savoir bonifier les nôtres sans trop faciliter ceux de ses adversaires;

pour un jeu au final assez fluide et pas si complexe, et un des plus réussis de ces dernières années dans le genre, si on a bien sûr pas trop soupé des jeux de ce type.

 
  • Principe de remontée du fleuve
  • Cartes objectifs qui orientent les enjeux (presque un peu trop)
 
  • Les petites règles pour marquer les points
  • L'anneau d'irrigation un peu artificiel
  • Le côté frustrant du décompte final
  • Très classique
Aucun commentaireMasquer
 

L'avis de Deepdelver

De 6 à 10 parties jouées - 7 février 2013
 
Très Bon
  preview

Egizia reprend beaucoup de mécanismes présents dans des jeux plus anciens du même acabit : pose d'ouvriers sur une route et échelle de faveurs, construction de monuments à l'aide de pierre, multiples façons de marquer des points de victoire, abligation de nourrir ses ouvriers sous peine de perdre des points.

Mais le jeu se démarque sur deux aspects :
- le sens de la route est imposé, car on doit descendre le Nil avec ses bateau-ouvriers. On a toujours envie de traîner pour profiter un maximum des cartes, mais au risque de se faire prendre les meilleures places sur les sites de construction. Le jeu peut être ainsi très agressif entre joueurs chevronnés, ou plus coulant dans un cadre familial (les règles ne sont vraiment pas compliquées).
- Les cartes Sphinx (objectifs) vous orientent dans votre partie (est-ce positif ou négatif, à chacun de voir) et on ne sait jamais si on n'aide pas un adversaire lorsque qu'on élève l'obélisque ou le temple.

5 tours de jeu en font un jeu de poids moyen, donc facile à sortir, et très agréable.

Comme cela est indiqué dans la version française du jeu, pour que les joueurs partent sur un même pied d'égalité, écartez la carte Sphinx rajoutant un dixième de votre score lors du décompte final, et distribuez une carte Sphinx à chaque joueur en début de partie.

 
  • Le principe de descente du Nil
  • Le public cible est large
 
  • Pas de grande originalité
Aucun commentaireMasquer