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LudiGaume : Articles

Edito de novembre 2006 - Le Spiel des Jahres

Synes Ernst, membre du jury du "Spiel des Jahres" (jeu de l'année en Allemagne) et président du jury de 1984 à 2004, explique que le jeu "Spiel des Jahres" (SdJ) est le jeu le plus simple, ayant la règle la plus claire, étant le plus original et le mieux présenté. En fait, le jeu se doit d'être le plus accessible possible. Cela n'a pas toujours été vrai, mais cette ligne est devenue celle du SdJ aujourd'hui et depuis quelques années.
Le SdJ est l'ambassadeur utilisé par l'association du "Spiel des Jahres" pour la promotion du jeu de société en Allemagne. Les éditeurs s'appliquent tout particulièrement à réaliser des jeux éligibles. L'intérêt commun de ces acteurs est bien compris : toucher le grand public.

La dénomination "jeu de l'année" est évidemment partiellement usurpée : ce ne sera votre meilleur jeu de l'année que si vous affectionnez les jeux simples, aux règles claires, aux mécanismes originaux et à la présentation soignée. Je doute que quiconque recherche un jeu déjà vu, laid ou aux règles incompréhensibles ! Le critère véritablement discriminant est que le jeu soit simple à comprendre mais aussi à jouer.

L'association tient cette ligne sans jamais verser dans ce que l'appellation "grand public" a de plus péjoratif : les thèmes raccoleurs ou à licence ne sont pas mis en avant et la simplicité n'est jamais synonyme de passivité du joueur. Le but n'est pas simplement de vendre mais bien de faire découvrir une certaine idée du jeu de société. Et ça marche.

Les prix du type "jeu de l'année" se sont multipliés en Europe et dans le Monde (Japon). En France, le prix "As d'or / Jeu de l'Année" (Cannes) est sur la même ligne que le SdJ et certaines années, leurs choix furent identiques.

Le SdJ allemand n'est pourtant pas exempt de défaut. Nous avons déjà vu que l'appellation est trompeuse, même si elle est efficace.
De plus, l'idée sous-jacente au prix est qu'une majorité de personnes ne désire pas fournir un investissement important en temps ou/et en réflexion pour pratiquer un jeu. Si ce pré-supposé contient une part de vérité, il faut bien avouer que certaines personnes, même peu joueuses, pourront trouver les jeux de l'année pauvres en utilisation de leurs matières grises (par exemple les personnes préférant les jeux abstraits de réflexion). Il y a pourtant des jeux pour répondre à cette demande, même s'ils semblent se raréfier en Allemagne.
En effet, le SdJ influence l'offre de jeux des éditeurs : Synes Ernst l'affirme. Les éditeurs tentent de répondre aux critères du SdJ pour gagner le prix et les coquettes ventes qui l'accompagnent. Il est alors aisé de conclure que les jeux compliqués et complexes ont moins de chance de trouver aujourd'hui, en Allemagne, un éditeur qu'auparavant. L'offre ludique en terme de jeux de ce type est aujourd'hui surtout le fait de pays extérieurs à l'Allemagne (France, Italie...) et de quelques petits éditeurs allemands (EggertSpiel...). Le clonage rapide de ce prix en Europe et dans le monde laisse craindre le phénomène allemand de simplification de l'offre ludique dans d'autres pays, dès que ces prix deviendront synonymes de ventes supplémentaires. Ce serait bien dommage.
Par Xavo - 4 novembre 2006

19 commentaires

  1. ReiXou 12:21 03.11.2006

    Tu es hors des clous sur celui-ci, à mon avis.

    Certes il y a une forte tendance chez de nombreux éditeurs à tenter le coup avec un jeu dans le moule, tellement remporter le prix est juteux. Mias pour gagner (ou même être finaliste), il faut un certain nombres de qualités que n ont pas la moyenne des jeux édités et celà a pour effet de tirer la production vers le haut ET d'encourager l'édition de jeux accessibles à tous. Une bonne chose, car comme tu le signales justement, le jury prend bien soin chaque année de ne pas promouvoir les jeux "type" Hasbro / Mattel.

    Sur le second point, cette production orienté SdJ ne me semble pas défavoriser les "jeux pour joueurs". Mon argument serait même à l'opposé : en amenant plus de gens vers les jeux d'auteurs, on se donne les chances d'augmenter par là le nombre de gens uqi vont chercher plus et donc aller vers certains éditeurs moins mainstream en général.

    Si on regarde la production récente, le nombre de gros jeux est tres tres loin d'être décroissant, ce serait même le contraire qui arrive. Pour un Alea (pas toujours) ou un Hans Im Glück qui lifte sa gamme, on a eu ces dernieres années pas mal de nouveaux éditeurs qui se sont lancés ou ont poursuivi sur la voie de créations plus ambitieuses. Je citerais : Ystari, Eggert, JKLM, Warfrog, Mind the Move, Fantasy Flight, GMT et j'en oublie.

    Même des éditeurs maistream produisent toujours des jeux ambitieux. Je pense à Kosmos avec Die Säulen der Erde (splendide) ou Days of Wonder avec Les Chevaliers ou même Battlelore. Même les dernieres production de Ravensburger sont loin d'être édulcorée (Arkadia, Australia).

    Bref : s'il y a des effets pervers au SdJ et ses compéres, ils ne sont pas à chercher de ce coté. Mon avis est que ce prix fait extrémement bien son boulot de promotion de notre activité dans l'ensemble et que s'en inspirer est une tres bonne idée.

  2. ReiXou 12:25 03.11.2006

    + de fait, le SdJ a tenu à saluer deux jeux ambitieux cette année (Caylus & Les Chevaliers de la Table Ronde) par des prix spéciaux.

  3. XavO 12:55 03.11.2006

    Tu as tout à fait raison concernant le fait que la qualité de la production est tiré vers le haut. Je n'ai pas pensé à cet aspect.

    Pour le reste... j'ai l'impression que nous disons la même chose pour défendre des théories différentes !
    Je dis que les gros éditeurs allemands proposent moins de jeux complexes/compliqués (et non aucun) et qu'il faut aller plutôt chercher du côté des petits éditeurs ou à l'étranger pour cela. Ce qui correspond à tes exemples.
    Je reste convaincu qu'il sera plus simple d'être édité avec un projet eligible.
    Enfin, le fait de rendre hommage à Caylus montre surtout que malgré ses qualités, ce type de jeu ne cadre pas avec l'exigence de simplicité du Spiel.

    Je pense comme toi que le SdJ fait bien son travail. Ce n'est pas le prix que j'ai discuté ici mais les choix des gros éditeurs allemands.

  4. ReiXou 14:54 03.11.2006

    Si c'est pour dire :

    Gros éditeur = produit maistream
    Petit éditeur = produit de niche

    Ca sera vrai nom seulement pour le JdS mais pour exactement tous types de produits, du café au disque en passant par la construction automobile.

    Le SdJ n'a finalement que pas grand chose à voir avec ça. Et c'est à mon avis moins vrai pour le JdS que pour plein d'autres secteurs.

    Car qui sont les "gros éditeurs allemands" :
    * Kosmos - n'a jamais fait dans le gros jeu mais dans leurs dernieres productions Elasund et Die Säulen der Erde par exemple ne sont pas des jeux simples (Kampf um Rom peut-être aussi, d'ailleurs)

    * Ravensburger - oui évidemment. Mais la série Tikal / Java / Mexica est plus l'exception que la regle chez cet éditeur. Le nouvel Arkadia n'est pas un poid léger, au passage + Alea publie toujours des jeux ambitieux (Louis / Augsburg, bientot notre Dame) même s'il y a des tentatives grands publics (Um Rhume).

    * Hans Im Glück : gros éditeur ? lol (HiG = 2 personnes) Leurs dernieres livraisons sont effectivement assez lisses mais Goa ou Im Schatten des Kaisers ne sont pas des jeux si anciens

    * Amigo : n'a jamais fait dans le jeu pour joueur, à ma connaissance

    * Queen : est depuis longtemps sur un créneau plutot grand public mais publie Shogun.

    * Zoch : vient plutot du jeu pour enfant mais incarne effectivement le phénomene que tu décris (avec succes puisqu'ils ont eu le SdJ 2 fois récemment)

    + il y a quand mm quelques indépendants allemands qui publie du "plutot plus costaud que la moyenne " : Alea, Eggert, Lookout, 2F, Doris & Frank, Kronberger.

    Mais effectivement depuis quelques années, les non-allemands (Hollandais, Français et Italien en particulier + qqs anglais maintenant) sont devenus plus visibles.

  5. scand1sk 14:57 03.11.2006

    Mmmh, c'est moi aussi un sujet qui me tient à coeur... Je trouve clairement que ces dernières années, il y a eu quelques ratés dans les sélections du SdJ. Je compte par exemple Villa Paletti, Alhambra ou Thurn & Taxis (à noter que quelques années plus tôt, El Grande a probablement été lui aussi un raté, dans le sens inverse...)

    C'est surtout le critère d'originalité qui pose problème, et qui n'est pas vraiment respecté (Thurn & Taxis est quand même un clone avéré des Aventuriers du Rail, de plus déjà primé). Idem pour Villa Paletti : l'année où concourait Puerto Rico, que je trouve parfaitement accessible, clair et de bonne qualité, on prime un simple clone de Badaboum/Bausack/Jenga, que je n'ai jamais vu jouer depuis...

    Pour Alhambra (ou Niagara d'ailleurs), c'est un peu plus dans la limite, les jeux restant relativement originaux (surtout Niagara), mais en ce qui concerne la passivité du joueur, ça pose quand même là...

    Au final, je pense que le jury du SdJ est au final trop "prudent", et pourrait peut être avoir intérêt à promouvoir des jeux demandant un poil plus d'investissement et procurant par là même un plaisir ludique accru. L'an dernier par exemple, les Chevaliers de la Table Ronde ou Blue Moon City méritaient largement de recevoir un prix pour tous les critères cités...

    Je ne demande pas de primer un Imperial ou un Caylus, mais je serais encore une fois franchement déçu si des jeux de la trempe d'un Yspahan, Säulen der Erde ou Space Dealer seraient encore une fois taxés de "trop complexes" pour le grand public...

  6. scand1sk 15:02 03.11.2006

    Je précise tout de même qu'Essen 2006 s'est révélé particulièrement rassurant, avec des bombes ludiques à chaque coin de rue et chez presque tous les éditeurs, là où les deux années précédentes jouaient plutôt les vaches maigres...

    L'an dernier, à part Caylus, Antike et peut-être Byzantium, pas grand-chose à se mettre sous la dent...

  7. ReiXou 15:58 03.11.2006

    scan : je serai _très_ étonné si ni Yspahan ni Erde n'était pas dans les finalistes du Spiel. Il faudrait pour ça que de sacrés bons jeux sortent dans ce créneau d'ici avril.
    Pour Space Dealer, c'est différent : le thème, le look + le coté "pas pour tout le monde" le rendent pas facile à sélectionner.

  8. Zapata 16:54 03.11.2006

    Je partage assez l'avis de Xavo sur l'effet pervers du SdJ. Il ne s'agit pas de contester le professionnalisme du jury, ni de nier que tout ce qui ouvre l'univers du jeu à un public nouveau est bon à prendre. Il n'empêche: il ne faudrait pas que ce qui est en train de devenir une grosse machine aux retombées commerciales considérables finisse par formater toute la production. Je ne parle même pas pour moi. J'ai horreur des classements et me tape complètement de savoir qui est SdJ de l'année, cela n'a jamais été un critère de choix pour moi. C'est pareil que pour le livre. Le type qui lit un livre par an l'achète chez Carrefour en se fiant au bandeau "Prix Goncourt" ou "Vu sur TF1". Le type qui aime la littérature passe deux heures chez son libraire à toucher les bouquins, feuilleter, et déteste qu'on vienne lui imposer ses préférences. Au final, si le bandeau Goncourt pousse le 1er type à acheter et (on l'espère) lire un livre, c'est déjà pas mal. Mais si celà doit aboutir à faire fleurir des bouquins prémédités sur une recette uniforme "simple, claire, originale et bien présentée", au secours. La plupart des jeux de Wallace, si ils sont originaux, ne sont bien souvent ni très simples, ni particulièrement clairs pour tous, quant à la présentation, n'en parlons pas. Ils écrabouillent pourtant bien des SdJ de leur personnalité et de leur richesse.
    Je dis ça, je dis rien, et après tout je ne suis pas concerné par ce label si recherché. J'achète mes tonnes de bouquins chez le libraire, et je passe des heures de visite sur BGG à débusquer les jeux qui m'intriguent (sans oublier Ludo le gars, Reixou ou les Gaumais du web). Et le seul classement qui m'intéresse vraiment est celui du plaisir ludique que j'éprouve très égocentriquement. Conclusion ? Le SdJ a son utilité, mais quand il commence à représenter un pouvoir, il est indispensable que des voix non pas hostiles, mais complémentaires, fassent entendre que ce label est loin de couvrir l'ensemble du paysage ludique dans sa diversité et sa richesse.

  9. XavO 17:17 03.11.2006

    Reixou : tu oublies quelques jeux, il me semble.

    Pour Ravensburger, Synes Ernst affirme que ces jeux (Tikal...) sont sortis après qu'il ait demandé des jeux plus "costauds". Torres a d'ailleurs eut le SdJ et s'est mal vendu, pour un SdJ.

    Alea (= ravensburger) a produit des jeux plus légers ses dernières années (on le voit à la taille des boites !). Nénamoins, Notre Dame promet pas mal.
    Kosmos a sorti La Citta, SdA et Nautilus. Sans compter les jeux "Catane", car il s'agit surtout de faire vivre un phénomène bien implanté.
    Queen a sorti Die Handler, Wallenstein, Dschunke et Industria.
    Hans Im Gluck est un gros éditeur en terme de notoriété et il ne faut pas croire qu'ils ne font travailler que deux personnes. Ils ont sortis Die Mächer, El Grande, Euphrat, Mull & Money, Amun-Re...
    Amigo a fait quelques jeux quand même : Roborally, Elfengold, Piratenbucht.

  10. XavO 17:24 03.11.2006

    Sinon, comme le dit Scand1sk, il faut avouer que depuis Essen 2006, les éditeurs allemands tendent à me faire mentir. Die Saulen Der Erde semble un tres bon jeu, durant deux bonnes heures et plutôt compliqué. Je trouve d'ailleurs que le qualificatif de "Caylus fun" lui va trés bien.
    Du coup, je le vois mal titré du SdJ.

  11. XavO 17:27 03.11.2006

    Zapata : d'accord sur tout sauf sur la "supériorité" des Wallace. Tout dépend pour qui... comme le SdJ !

  12. ReiXou 17:45 03.11.2006

    Xavo : Quand je dis HiG = 2 personnes, c'est qu'effectivement HiG a deux personnes employées.

    Mon point est : je ne partage pas votre point de vue (un poil paranoiaque amha) que le SdJ déforme toute la production allemande.

    C'est vaguement plausible pour HiG et Zoch et c'est bien tout. Pour tout le reste, l'argument ne tient pas plus de 3 secondes.

  13. XavO 18:14 03.11.2006

    Reixou : L'argument semble tenir plusieurs échanges ici-même... et tu as tout à fait raison de le nuancer.

    Je veux juste rappeler que l'édito ne vise pas à dire "que le SdJ déforme toute la production allemande". Juste qu'il a une influence (c'est Synes Ernst qui le dit). Cet édito a surtout pour objectif de dire qu'il est le prix du "jeu le plus simple, ayant la règle la plus claire, étant le plus original et le mieux présenté" et que l'association "tient cette ligne sans jamais verser dans ce que l'appellation grand public a de plus péjoratif. [...] Le but n'est pas simplement de vendre mais bien de faire découvrir une certaine idée du jeu de société. Et ça marche. ".

    Les deux défauts signalés ne doivent pas masquer le reste de l'édito, qui devrait me faire éviter d'être classer comme parano !

    Note : je sais bien qu'HiG n'a que deux personnes employées. Je trouve juste cette description réductrice.

  14. Stéphan 20:46 03.11.2006

    Débat très intéressant ...

    Il est clair que commercialement parlant, l'impact du prix n'est pas négligeable... surtout en Allemagne qui reste le marché le plus intéressant en terme de ventes - avec peut-être les Etats-unis (mais pour des styles différents)

    C'est évident que ce prix prestigieux est recherché par les éditeurs qui pourront ainsi booster leurs ventes - quel éditeur ne le voudrait pas ?

    Maintenant, je ne pense pas - en bonne logique éditoriale - qu'il faille à tout prix chercher à gagner un prix de l'année. Si on peut le faire, oui mais sinon autant plutôt se concentrer sur une ligne éditoriale et sur un public cible. J'ai l'impression que si le SDJ influence les firmes, ce n'est pas sur toute leur production mais sur une frange bien spécifique. C’est dans les jeux les plus susceptibles de décrocher le prix que l’on risque de trouver la plus grosse influence de la politique du prix. Si j’édite un Caylus, je me moque pas mal du prix car je sais que mes chances son quasi-nulles, donc je ne vais pas modifier mon jeu pour le rendre plus familial, facile, etc. Autant le cibler vers un public de gros joueurs. Par contre, si je veux sortir un jeu facile d’accès, familial ; autant tout faire pour qu’il puisse gagner le prix : j’ai déjà un certain nombre de critères qui me permettront de gagner ce prestigieux prix, autant continuer dans ce sens et gagner le gros lot !

    Au final, on risque donc de voir une certaine forme de « SDJ touch » dans la production allemande la plus familiale.

    Maintenant est-ce un mal ou non ? On peut juste noter que les derniers prix – à défaut d’être extraordinaires – ont l’avantage d’être agréables, originaux et accessibles.

    Quand au problème de la production étrangère, pour moi, il est clair qu’elle bien plus dynamique que la production allemande actuelle … mais j’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’un effet du rayonnement des jeux à l’allemande dans le monde. Le centre crée, la périphérie se distingue !

  15. Matthieu.CIP 14:15 04.11.2006

    L'orientation "tous publics" du prix depuis quelques années me semble une excellente nouvelle et, comme Reixou, je pense que cela tire le marché plutôt vers le haut car le jury du SDJ ne s'est pas laissé aller à la facilité de primer un jeu sous licence (qui de manière générale se vendra de toutes les façons).
    On peut faire des jeux simples, épurés, accesibles et qui soient AUSSI intelligents. Introduire une échelle de "grillage de neurones" pour déterminer la qualité intrinsèque d'un jeu me semble une approche du passé. Le marché du jeu de société a grandi quantitativement et il était naturellement logique qu'un prix comme le SDJ évolue vers des jeux destinés à tous.

  16. VeHer 19:23 04.11.2006

    Je suis un "bon client" des jeux primés au Spiel. Scotland Yard, Manhattan et Tikal sont mes jeux "fondateurs".
    J'apprécie que le prix revienne vers des jeux plus simples, de facture "classique". Pour moi, la majorité des Spiel constituent un peu "la ligne claire" du jeu de société (et aimer la ligne claire n'exclue pas d'apprécier d'autres styles).
    Ce que je trouve dommage, c'est que le prix n'assure pas forcément la pérennité du jeu... les quelques "Spiel" dont l'édition ne s'est pas été arrêtée sont parmi les plus anciens (Scotland Yard) ou ceux dont une gamme a été réalisée (Catane, Carcassonne, Aventuriers du Rail, ...), année après année, un "Spiel" chasse l'autre, et les rééditions (Tikal, Torres) me paraissent plutôt confidentielles.
    Du côté de l'éditeur, gagner le Spiel doit permettre, à court terme, de prendre plus de risques éditoriaux, et de sortir dans la foulée des jeux qui plaisent plus au passionné... si l'éditeur ne décroche pas la timbale dans les années qui suivent ou ne bénéficie pas d'un effet de gamme, il doit être difficile de sortir des jeux de qualité (je pense à GoldSieber qui après Mississippi Queen a sorti quelques jeux plutôt appréciés, mais n'avait plus (au moins jusqu'à "Die Säulen von Venedig") de "jeux dont on parle" (et donc qui se vendent).
    En ce qui concerne Hans im Glück, il ne faut pas oublier le fond de commerce "Carcassonne" et que HiG est un "label" de Schmidt (comme Alea pour Ravensburger) ; ceci doit leur permettre de prendre quelques risques.

  17. Grunt 09:56 06.11.2006

    Je crois aussi que ce débat arrive juste après une année un peu morose en jeu (de Essen 2005 à Essen 2006) en général après des années des fois fastes.

    Essen 2006 par contre m'a impressionné par le nombre de jeux médiums (qu'on pourrait dire spielisable) vraiment vraiment intéressants. Autant en début d'année, j'avais un peu le même discours que Xavo vers une uniformisation un peu lourde de la production, autant cet Essen me donne tout à fait tort.

    Je suis impatient de voir:
    - la production de Nüremberg (assez souvent orienté SdJ et là le niveau s'avère plutôt haut)
    - la sélection du jury cette année

    Je pense que l'année passée était plutôt un mauvais cru tout simplement...

  18. ReiXou 10:34 06.11.2006

    Veher : je ne crois pas qu'HiG soit un "label" de Schmidt.
    Schmidt distribue leurs jeux, mais c'est tout, amha.

    Sinon 100% d'accord avec le commentaire de Grunt.

  19. VeHer 22:21 06.11.2006

    ReiXou, effectivement, je m'avance peut-être un peu.
    En voyant le logo de Schmidt sur (presque) toutes les boites Hans im Glück, et que Schmidt Allemagen présente leur jeux sur son site, j'ai fait l'amalgame.

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