Thème du jeu


Venez visiter le célèbre archipel de l’océan Pacifique !

Découvrez la culture fruitière locale et apprenez le surf ou le « hula » sur les plages paradisiaques de l’île ! Votre voyage vous permettra aussi de faire la rencontre des mythiques kahunas, d’observer les tikis et de découvrir les nombreuses divinités. Saurez-vous mener vos chefs à la victoire ? Pour y arriver, vous devrez optimiser l’usage de vos ressources pour profiter au maximum de ce que l’archipel vous offre.

Hawaï vous attend !
 

Premières Impressions de Grunt

De 1 à 2 parties jouées - 8 juin 2012
 
Sympathique
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Hawaï a tout du jeu classique de collecte de points bien conçu et fignolé sur pleins d'aspects:

- les monnaies relativement restreintes: argent (orienté sur les achats directs/seuil bonus du tour), déplacement (orienté sur les îles/bateaux) et joker (qui a la contrainte de devoir payer intégralement un coût d'un autre type)

- des problématiques intéressantes entre faire un ou 2 gros villages (avec quelques passages obligés comme le 2 points par tuiles), ou viser pleins de petits villages (et les totems)

- un renouvellement des parties par le plateau modulaire (quels sont les endroits proches de la plage) et les jetons de coûts à chaque tour

- des pouvoirs de dieux qui vont pimenter le déroulé du jeu.

Mais au final, on a un fort goût de déjà vu, et à se perdre trop dans différents petits moyens de marquer des points, on ne distingue plus trop l'essentiel.

L'envie de rejouer n'y est pas et chez le même éditeur, je préfère largement ressortir mon Wikinger (malheureusement trop méconnu), bien plus pertinent sur le placement des tuiles chez soi et un accès aux tuiles plus direct, ou l'Âge de Pierre où l'on placera des ouvriers aussi, mais avec un peu plus de fun.

 
  • Un placement d'ouvrier avec plusieurs places mais à des coûts montants
 
  • Le côté déjà vu de l'ensemble, même si bien réalisé
  • Un peu trop de points dans tout
  • Le dieu des surfeurs un peu bill
  • Un placement un peu trop fastidieux
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L'avis de Damien

1- De 1 à 2 parties jouées - 10 juillet 2012
 
Peu Captivant
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Hawaï ? J'avais suivi une partie à Cannes, qui m'avait laissé un mal de tête conséquent. Je lui ai donné une seconde chance hier, sans enthousiasme démesuré, mais sans trop de préjugés non plus. Pour voir. Cette partie fut assez inintéressante au final, et il est peu probable que j'aille plus loin. Dès le milieu de partie, lassé, je ne jouais plus qu'en pilote automatique. Sans doute qu'il y à là des choses à découvrir si l'on creuse, mais je n'ai tout simplement pas l'envie ou le temps d'aller y voir. Il y a tant de bons jeux que je ne vais pas me livrer à l'exercice masochiste qui consisterait à pratiquer plus celui-ci pour en livrer une critique supposément objective. Je pense, en effet, avoir maintenant un aperçu global, non pas de la qualité du jeu en lui-même, mais du plaisir ou, en l’occurrence, déplaisir, que je pourrais en retirer. C'est suffisant.

Un peu plus tôt dans l'année, Grunt avait parfaitement résumé le problème. Il disait, avec des mots mesurés, qu'Hawaï est certes bien fait, mais bien trop classique pour être vraiment émoustillant. Je serais plus sévère que lui: oui, c'est un jeu intelligent, bien réglé, assez intéressant au fond, mais dans lequel il difficile de voir autre chose qu'une production allemande -- où à l'allemande, puisque l'auteur est américain -- qui se répète, s’essouffle et tourne en rond. Assez typique finalement d'une saison 2011-2012 pas franchement excitante. Certes, c'est un peu abusif de parler de la sorte. D'une part, car je suis loin d'avoir une vue globale du marché, d'autre part puisque certains auteurs proposent encore des choses assez attrayantes (Feld, pour ne citer que lui). Mais c'est loin d'être le cas ici. Ce système de points immédiats et différés, ces objectifs, ces tuiles bonus, cette double monnaie, cette durée moyenne, cette interactivité liée aux places limitées, tout cela sent franchement la redite, malgré quelques innovations en terme de contraintes.

Des jeux moyens ou se contentant paresseusement de singer une recette éprouvée, il en sort tous les jours. Mais le problème est encore renforcé ici par deux éléments auxquels je suis sensible: le thème et le décorum. Et comment tous deux viennent habiller la mécanique ou, parfois, faire défaut, souligner des incohérences. Inutile de préciser que le thème, comme souvent dans ce genre de jeu, est ici complètement accessoire. Parfois l'on s'en accommode, parfois non. Parfois, cela fonctionne, parfois pas. Là, en l’occurrence, cela devient vraiment pénible. Peut-être est-ce du au fait que le potentiel contenu dans le titre, n'est vraiment pas exploité à sa juste mesure. On aurait pu se trouver au Groenland et collectionner les pingouins, ou dans la Ruhr et compter les stocks d'acier, cela aurait été pareil. Rien ne vient souligner le fait que l'on se trouve dans une île paradisiaque. (Vanuatu, au moins sur ce plan là, s'avère largement plus réussi...)

De plus, alors qu'il aurait pu donner l'occasion à l'illustrateur de trousser un plateau agréable, coloré, nous sommes mis en présence d'un fond vert vraiment moche que ne viennent pas aérer des objets aux couleurs assez ternes et difficiles à distinguer. A cela s'ajoute un plateau-puzzle biscornu, informe, et des plateaux individuels pas très élégants. Tout cela n'est vraiment pas séduisant, voire même plutôt pénible. Plus moche encore, c'est un comble, que Les châteaux de Bourgogne qui, eux, ont au moins l'avantage d'être mécaniquement jolis. On en vient à se demander ce qu'aurait pu faire un Menzel de tout ça. Faute de thème et de distraction visuelle, on en est réduits à n'observer que le squelette: cette mécanique peu attrayante, sans véritable singularité, et dont on se lasse vite. C'est pauvre. Tout cela laisse au final l'impression d'un assemblage assez artificiel et vain.

On a connu les équipes de Filosofia beaucoup plus inspirées dans leurs choix. Ont-ils perdu de leur flair ? Étaient-ils trop accaparés par leurs projets d’absorptions multinationales ? Peut-être se sont-ils engagés contractuellement à publier tous les Hams im Glück qui sortent, les bons comme les mauvais ? Je ne sais. On peut dire ce qu'on voudra de cet éditeur, mais quand on regarde leur catalogue dans son ensemble, on ne manque pas d'être impressionné par sa qualité globale, et le fait que les titres dispensables y sont rares. En voilà un, pourtant. Ils ont sans doute tapé plus juste cette année avec Goa, ou même, dans un tout autre genre, Uluru. Hawaï est clairement, à mon sens en tout cas, un opus mineur qui ne connaîtra pas la belle destinée de l'Age de Pierre. Mais peut-être que je fais fausse route et que ce type de jeu a son public... Peut-être que loin d'être une impasse, ou un échec, il constitue au contraire un choix très avisé et que cet avis n'est que le signe du fait que je m'éloigne peu à peu de ce type de jeu. Il a fait la couverture de Spielbox, après tout, et il a de bonnes notations ici et là... L'avenir le dira. Si on nous sort une extension façon troc et breloque, je saurais.

 
  • C'est bien fait
 
  • C'est déjà fait...
  • ... en plus joli.
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