Thème du jeu


BRUXELLES 1893 Victor Horta signe la Maison Autrique et l’hôtel Tassel, reconnus comme les premiers édifices « Art nouveau », où la fluidité des espaces fait écho aux courbes végétales qui investissent ferronneries, mosaïques, fresques et vitraux. La même année, Paul Hankar érige sa maison personnelle. La capitale belge devient alors le berceau de ce mouvement novateur qui marquera l’Europe entière et influencera les plus grands architectes de la Belle Epoque.
 

L'avis de LudiGaume

De 6 à 10 parties jouées - 25 novembre 2013
 
Top à LudiGaume
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Avertissement sur ses notations

Bruxelles 1893 est un mélange parfait de mécanismes connus.

Mais comme Victor Horta le faisait dans son architecture, l'auteur, l'illustrateur et l'éditeur ont sut sublimer ces éléments de base pour en faire un jeu unique.

Tout comme le concevait Horta, une maison c'est d'abord une façade unique qui attire le regard, pleine de courbes, de couleurs. Et il faut reconnaître que la boîte de Bruxelles, n'y déroge pas, elle est simplement magnifique et invite à découvrir l'Art Nouveau, cher à Victor.

Ensuite, la boîte regorge de matériel, tout comme les maisons du célèbre architecte regorge de meubles et autres oeuvres d'art. C'est un matériel de qualité, des illustrations toujours aussi chatoyantes et après mise en place, un plateau de jeu de grande dimension avec pleins d'endroits pour s'épanouir. C'est une invitation au jeu.

La lecture de la règle se passe sans problème, sans zones d'ombre. C'est clair, concis, précis. On est prêt à se lancer à l'assaut de Bruxelles.

Dès le premier tour, on se rend compte que ce jeu de placement d'ouvriers mixé avec de l'enchère et de la majorité offre de nombreuses voies pour gagner des points. Et il faut le reconnaître, que lors de la première partie, il n'est pas toujours aisé de faire son choix. Mais rien de grave car chaque voie peut vous faire remporter la partie. C'est ici que l'on découvre l'équilibre parfait du jeu car aucune voie ne prend le pas sur une autre. C'est digne d'une horloge suisse. Un gros travail a été effectué par l'équipe Pearl Games, bravo.

Il ne faut pas se tromper, l'interactivité est très forte dans Bruxelles. En premier le choix de l'emplacement de l'Equerre sur le plateau Art Nouveau est crucial et influence directement les autres joueurs. Ensuite, le placement d'un Assistant sur ce plateau influence énormément les autres car vous augmentez votre influence sur les cartes Bonus. Que ce soit par la somme que vous associez à votre Assistant ou par le fait de prendre une action qui ne sera plus disponible par la suite, vous avez une emprise sur les autres joueurs. Et en plus, si un Edifice a été construit sur la case, vous donnez un bonus à un adversaire. Interactivité très forte sur la partie Art Nouveau. Mais le plateau Bruxelles offre aussi une part d'interactivité par les actions qu'il offre, par le Compas et l'Atelier qui ont une prise directe sur vos adversaires. Tout cela crée un plaisir de jeu unique même certains y voient des mécanismes connus.

Malgré ces nombreuses possibilités, on ne se perd pas dans la partie et le jeu reste fluide. On prend plaisir à essayer de trouver sa propre méthode de développement pour obtenir des points. Et chaque partie, vous offrira l'occasion de tester d'autres choses et d'améliorer vos scores. Une rejouablitié parfaite avec en plus des tuiles réversibles pour le plateau Art Nouveau.

Bruxelles 1893 est un jeu magnifique, exigeant, qui se renouvelle sans cesse. Une immersion dans le monde de l'Art Nouveau.

Un jeu réussi et indispensable à toute ludothèque. Et encore plus si on aime le placement d'ouvriers.

 
  • Un graphisme magnifique et dans le thème
  • La potion magique générée par le mélange des différents mécanismes
  • Equilibré comme une horloge suissse
  • Un matériel toujours à la hauteur
 
  • Vivement la version de luxe avec un Manneken Pis en métal. Je blague.
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Premières Impressions de Xavo

De 1 à 2 parties jouées - 16 avril 2014
 
Très Bon
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J'ai fait une partie de Bruxelles 1893 chez un ami et il m'a fait tout de suite penser à Goa (2004).

A l'époque, les enchères et les systèmes de majorité étaient bien présents dans la production ludique jusque dans les jeux de gestion pointue, comme Goa justement. A l'époque, on créé des jeux avec plusieurs façons de marquer des points et plusieurs stratégies possibles : des développements, des bâtiments... comme Goa. A l'époque, les thèmes étaient graphiquement présents et ludiquement absents, comme vous savez quoi. A l'époque, il n'y avait pas de pose de travailleurs, puisque cela n’apparaît qu'un an après Goa avec Caylus.

Dire que Bruxelles 1893 n'apporte rien de plus au monde du jeu que ce qu'il était il y a environ 10 ans serait pourtant un peu hâtif. Le travail d'édition est remarquable, le thème est original et cette combinaison de mécanismes n'existe peut-être - je ne connais pas tout - pas. Notons que si le thème est original, il est bel et bien plaqué car absent des mécanismes ludiques. Jamais, je n'ai eu la sensation d'être un architecte.

Dire que ma première partie de Bruxelles 1893 m'a donné l'impression de déjà vécu, là par contre, cela n'a rien de hâtif. Je vous le demande : à quoi bon la multiplication de jeux, certes vraiment bien faits (voire avec une alchimie de mécanismes très bien faites dans comme celui-ci), si c'est pour vivre les mêmes sensations qu'avec ceux sortis depuis 10 ans et le tout au prix d'un apprentissage de plusieurs parties ?

Au vue de ma première partie, je pense que Bruxelles 1893 est remarquablement conçu car il tourne comme une horloge, sans effort et parait riche en possibilités. Mais non, je n'ai pas envie de l'acheter car j'en ai déjà au moins 10 du même genre qui attendent dans ma ludothèque. Peut-être y rejouerai-je histoire de rentabiliser l'apprentissage, mais ce n'est même pas certain.

Bruxelles 1893 n'apporte ni une grande complexité, ni une grande tension, ni la sensation de vivre quelque chose ou de coller au thème, ni une interaction directe de folie, ni un temps de jeu dense et court, ni un apprentissage rapide, ni la possibilité de jouer à plus de 6 ou avec des plus jeunes, ni l'ajout d'un mécanisme novateur ou inhabituel dans cette catégorie de jeux, ni la possibilité de jouer en parallèle pour éviter l'attente... il se distingue surtout des jeux du même style par son thème graphique (Art Nouveau) généralement réservé à quelques jeux sur Paris et la maîtrise dont l'auteur a fait preuve pour marier de nombreux mécanismes ludiques, mais déjà vus dans ce type de production (on notera l'absence d'objectifs communs renouvelés à chaque partie).

L'auteur a démarré son projet en 2010. Il l'a épuré pour n'en garder que le meilleur. Il l'a testé et fait testé. L'éditeur a bien bossé : il a transformé cette création en un produit fini, cohérent, homogène et produit en Europe. Si vous êtes toujours en quête du dernier jeu de gestion à la Feld, vous devriez essayer Bruxelles 1893 car il me semble prometteur et ses qualités sont reconnues (As d'Or à Cannes en 2014).

Sinon, surtout si vous êtes comme moi lassé de cette production toujours renouvelée de jeux offrant des sensations toujours similaires, passez votre chemin.

 
  • Bien édité
  • Tourne très bien
  • Prometteur (c'est ma première partie)
 
  • Impression de déjà joué, déjà vu
  • A quoi bon produire autant de jeux ?
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