Thème du jeu


Incarnez un peuple de l’Egypte Antique et utilisez les pouvoirs mystiques des Dieux et leurs puissantes armées pour marquer des points, soit dans les batailles glorieuses soit en dominant des territoires clés. Au fur et à mesure de la partie, affinez votre stratégie et vos capacités en intégrant de nouveaux pouvoirs surpuissants et en contrôlant des créatures magiques.

Manœuvrez vos troupes pour déjouer les plans de vos ennemis, dominez les meilleurs territoires et marquez la légende de vos exploits militaires !

(texte éditeur)
 

Description du jeu

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Kemet est un jeu de conquête situé dans une Egypte Ancienne très fantastique.

Le jeu se déroule en plusieurs "journées" divisées chacune en une phase de nuit et une phase de jour. Dans la première (la nuit), les joueurs reconstituent leurs forces et en particulier gagnent de la prière et des cartes actions "intervention divine" (ID). Dans la seconde (la jour), les joueurs vont réaliser 5 actions à tour de rôle : se déplacer (attaquer), prier, construire leur pyramide, recruter des troupes et acquérir des pouvoirs. Les pouvoirs et les pyramides sont liés entre eux : plus les pyramides sont hautes, plus les pouvoirs liés seront puissants.

Les combats se résolvent sans hasard grâce à un système de cartes : chaque joueur dispose des mêmes cartes en main qu'il récupèrera une fois toutes les cartes jouées. Les forces en présence (nombre de troupes et carte jouée, plus d'éventuels bonus de pouvoirs ou de cartes ID) sont comparés et le plus fort remporte le combat.

A la fin de la phase de jour, si un joueur a gagné suffisamment de points de victoire, il remporte la partie. Les points de victoire s'obtienne en occupant des temples, en construisant et en conservant sous son contrôle une pyramide de niveau maximum, en remportant des combats et via certains pouvoirs.
 
Descriptif rédigé par LudiGaume

Cela ressemble à quoi ?


Kemet - 1
Kemet - 2
Kemet - 3
Kemet - 4
 

L'avis de Xavo

2- De 3 à 5 parties jouées - 12 novembre 2016
 
Très Bon
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Cela faisait pas mal de temps que je voulais essayer Kemet (les auteurs sont du même coin que moi et fort sympathiques). Faute d'occasion, j'ai fini par l'acheter. Kemet n'est en effet pas si répandu que cela. Pourtant, il possède quelques caractéristiques qui ont de quoi séduire : un jeu d'affrontement de 2 à 5 joueurs qui rentre en une heure de temps, ce n'est pas si courant. Il est de plus présent dans le top50 des jeux de stratégie de Board Game Geek : une jolie performance. Vous aussi, vous pensez tout de suite à Blood Rage qui répond aux mêmes caractéristiques. Oui, mais...non en fait.

Commençons par parler de l'édition. Plusieurs points m'ont freiné pour acquérir ce jeu. Tout d'abord, le design du jeu : on aime ou on aime pas, les goûts et les couleurs... tout ça. Bon, pour ma part, je n'aime pas le kitsch égypto-mystique coloré. Désolé. L'autre point noir pour moi est que le jeu est fabriqué en Pologne, alors que les figurines viennent de Chine : vive les affres de l’économie mondialisée ! Je ne suis pas allé planter des arbres pour acheter ce jeu mais bon... ça laisse un mauvais arrière-goût. Pour le reste, l'éditeur a fait le job : le matériel est très complet et la règle claire.

Venons-en à l'essentiel, au jeu. La victoire a Kemet s'obtient en accumulant 10 points, 8 en partie rapide. J'aime d'ailleurs beaucoup le mode "partie courte" en 8 points : ce n'est pas du tout une partie au rabais. Les points peuvent s'acquérir de différentes manières : pour chaque pyramide au niveau maximum, pour chaque temple occupé à la fin d'un tour, pour chaque bataille gagnée...etc. Rassurez-vous, ce n'est pas un jeu de Stephan Feld : tout cela reste très lisible. Certains points de victoire sont permanents (on ne peut les perdre), d'autres passeront de main en main. Le but est donc de parvenir, non pas à annihiler l'adversaire, mais à accumuler des points le plus vite possible.

Classiquement dans les jeux d'affrontement, le premier qui se découvre pour fondre sur un adversaire a de bonnes chances d'être le second à disparaitre ! Ici, ce n'est pas le cas : personne ne reste planqué derrière les remparts de sa ville car il faut attaquer vite et souvent pour l'emporter. Trois bonnes idées poussent les joueurs à cela. La première est qu'il n'est pas vraiment nécessaire de défendre sa ville : vous pouvez donc envoyer toutes vos troupes en dehors. La seconde est que certains points de victoire sont liés à l'occupation de lieux et sont ainsi prenables à l'adversaire. Enfin la troisième est que chaque bataille gagnée permet un grand pas vers la victoire (1 point de victoire permanent), alors que la victoire ne rapporte rien au défenseur. Rester bien au chaud à nourrir ses crocodiles dans sa villa vous condamne donc à une défaite sûre et certaine. Tout le sel de Kemet se situe selon moi dans cet impératif offensif : le jeu est terriblement nerveux et agressif.

Qui dit jeu d'affrontement, dit... affrontements. Le système est très simple : chaque joueur a une main de cartes identique qu'il récupérera intégralement une fois épuisée. Tout se fait via un système d'actions : chaque joueur en réalise cinq par tour, alternativement. Des choix et aucun hasard : c'est bien ... mais l'essentiel est ailleurs.

En effet, le cœur du jeu est constitué par un système de pouvoirs classés en trois grandes familles : blanc (en gros, pour le développement), rouge (pour l'attaque) et bleu (pour la défense). Dans chaque catégorie, il y a 4 niveaux de 4 pouvoirs. Chaque niveau supérieur offre des pouvoirs plus puissants : un niveau devient accessible quand un joueur a construit une pyramide de la couleur voulue à la hauteur voulue. Ces pouvoirs apporteront pas mal de diversité à vos parties : j'ai testé une spécialisation dans chaque couleur et quelques formules mixtes. A eux seuls, les pouvoirs ne font pas tout, mais associer les bons pouvoirs à la bonne stratégie peut être très efficace. Par exemple, foncer sur le blanc pour un "rush pyramides" donne de bons résultats. Autre exemple : j'ai également testé le tout défensif (avec des pouvoirs bleu) couplé à une stratégie d'occupation du delta du Nil et ce fut ... mon tombeau. La profondeur stratégique du jeu se situe essentiellement dans ce système : cela peut être un peu court mais n'oublions pas tous les jolis coups tactiques possibles durant le jeu, comme dans tout jeu de conquêtes et l'existence d'une extension.

Le seul vrai défaut du jeu est le king-making : cela peut malheureusement arriver à Kemet même si c'est assez rare (je ne l'ai pas vu pour ma part mais le potentiel est là).

Kemet fonctionne bien de 2 à 5 joueurs (le plateau est recto-verso). A deux, une partie peut être faite en 3/4 heure installation comprise (certains pensent qu'il faut enlever des tuiles mais je ne trouve pas cela nécessaire car les tuiles qui font vraiment la différence sont en un seul exemplaire). Il sera plus long avec plus de joueurs. Enfin, cerise sur la gâteau, le jeu est très accessible : les mécanismes sont logiques et peu nombreux.

Kemet est un très bon jeu, nerveux, riche et bien conçu. J'y ai retrouvé l'ambiance des vieux jeux de conquête d'antan (de Civilization à Britannia, en passant par Fief) mais sans la complexité et surtout la longueur.

 
  • Nervosité
  • Durée réduite
  • De 2 à 5 joueurs
  • Accessible
 
  • Coût carbone
  • King-making ?
  • Fêche-l'Église
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