Thème du jeu


A Junta, chaque joueur prend la tête d'une des familles qui se disputent le pouvoir dans la république de Los Bananas. Le but du jeu : apporter paix et prospérité aux habitants opprimés de... Euh, non, en fait le but est d'accumuler le plus possible d'argent sur son compte en Suisse !
 

Description du jeu

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But du jeu


Mise en place


Déroulement de la partie


Fin de la partie


Pour bien commencer

Voici quelques conseils pour gagner, néanmoins tout est dans l'opportunisme et l'imagination, il n'y a pas vraiment de technique :
si vous êtes dans une impasse, faites un coup-d'état. Cela provoquera surement des changements d'alliance.
l'amiral est préférable pour les insurgés car il peut tirer 18 dés à 6 endroits différents (contre le même nombre de dés mais avec moins de choix pour les forces aériennes). Le commandant des forces aériennes est interressant du coté des fidèles du président : les paras peuvent en effet faire la différence en débarquant au dernier tour sur un batiment mal protégé.
lors des coup-d'état, les forces présidentielles doivent jouer la montre : évitez le combat hors des batiments à contrôler. Vous gagnez même sans en contrôler trois (contrôle mixte ou personne sur un bâtiment), c'est au putchiste à prendre l'initiative.
le budget secret est à utiliser lors de la phase opérations bancaires. Dans l'ancienne édition, on peut lire la valeur des billets au travers, servez-vous en.
 
Descriptif rédigé par LudiGaume
 

L'avis de Xavo

Plus de 10 parties jouées - 24 juin 2006
 
Indispensable
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D'abord publié par West and Games, ce jeu de Vincent Tsao a été traduit par Descartes en 1986. C'est cette version que je critiquerais. Coté matos, tout est laid, mais il ne manque rien, et les règles sont denses et peu claires, mais assez drôles quand même. J'ai vu un exemplaire de la nouvelle édition, mais avec le même matériel que la vieille édition dans une boîte (la même que sur la photo de gauche) deux fois plus grosse et plus chère. En plus, Descartes a supprimé la carte "protestations estudiantines" (qui faisaient référence aux évènements de 86 en France). Enfin, sur la photo de gauche, on peut voir la vraie nouvelle édition. Plateau et cartes semblent avoir été relookés, pas le reste.
Passons aux règles : même si le livret ne facilite pas leur apprentissage et si elles sont nombreuses, elles sont globalement peu complexes. Les régles de vote sont inutilement lourdes, nous ne jouons qu'avec un tour de vote (les cartes le vote s'arréte au premier tour provoqueront un second tour), ce qui accélèrent beaucoup le jeu. Pendant les coups d'état, nous avons un peu allégé le système de combat, et permis des retournements constants d'alliance sauf de la part du président et du premier insurgé. Après tout c'est un jeu politique, pas une simulation de guerre urbaine.
Notons que les règles d'exil sont peu utilisés, tant il est difficile de rentrer au pays en sauvant quoi que ce soit des griffes du ministre de l'intérieur.
Ne vous souciez donc pas trop des règles du jeu. Prenez en connaissance et changez les à votre goût si cela peut le rendre plus fluide. Car le plaisir est au rendez-vous, et même en jouant toutes les règles, et quel plaisir ! Les alliances se font et se défont, vous assurant épisodiquement une part du budget. Ce dernier n'est jamais connu, pas plus que les fonds en Suisse et les fidèles du président suspecte toujours celui-ci d'en mettre beaucoup de coté. De plus, ceux qui ne reçoivent rien sont toujours enclin au coup-d'état. Tout cela assure un véritable dynamisme au jeu durant toute la partie. La possibilité de triche (pour nous seul le compte en Suisse est une zone interdite), la multiplicité des cartes et des évenements permettent nombre de magouilles et de possibilités d'actions, même quand on est pauvre, amiral, sans influence à l'assemblée et que le président vous a dans l'oeil.
Un grand, grand jeu.

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