Thème du jeu


Les meilleurs inventeurs de la Renaissance rivalisent pour être reconnu comme étant les plus ingénieux. Le Seigneur de la Ville offre des florins pour chaque invention réalisée : l'inventeur le plus riche à la fin du jeu deviendra le favori de Léonard de Vinci!
 

L'avis de Grunt

De 3 à 5 parties jouées - 1 février 2007
 
Peu Captivant
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Je sais sur ce jeu être à contre courant des avis plutôt positifs vu ça et là sur le net. J'avoue aussi au départ avoir placé la barre haut avec Léonardo. J'étais en attente d'un bon jeu de gestion et à la lecture des règles, un faux air de Princes de Florence (le thème et la construction d'oeuvre pour marquer de l'argent/points qui aideront pour faire d'autres oeuvres) m'avait un peu conforté à essayer le jeu.

Mais voilà douche froide dès la première partie. Je n'arrive pas à digérer la part de chance du tirage d'oeuvres (certes nuancé par le pouvoir du conseil) qui pourra même si quelqu'un a mal planifié ou s'est fait pourrir (dans ce cas c'est presque justice) avoir un tirage miraculeux pour les 2 derniers tours. Ces 2 derniers tours avec leur cassure de rythme (on ne place plus aucun pion sur le plateau, on ne renouvelle plus les oeuvres) me parait juste bizarre et moins fluide.

Mais ce qui m'énerve encore plus c'est le principe de récolte des avantages dans chaque lieu qui sur le papier est super alléchant: en fait, on ne controle pas tant que ça ce que les autres vont nous laisser (surtout si on a le malheur d'être pauvre et de ne pas prendre au moins une faveur thunes au départ), même en bourrinant des fois (certes on peut être observateur et se douter de où vont aller les gens si ça nous agace).

Pimentons de la contrainte de ne pouvoir faire que les oeuvres sur le plateau (et pas chez le joueur) et on peut se faire griller juste avant de pouvoir en lancer une (et dommage si on a passé 2 tours à collecter les ressources avant). Du coup, la planification tombe un peu à plat. Et les enjeux avec. C'est dommage dans un jeu de gestion, certes opportuniste.

Ma deuxième partie, je me suis ennuyé plus que la première: j'ai l'impression de regarder un jeu se dérouler sans réél enjeu ni tension. J'ai suivi une 3ème pour voir une personne découvrant le jeu gagner par tirage miraculeux d'une oeuvre en or (après s'être fait piquer son oeuvre planifié et penser sa partie plombée, et sans avoir consulter le conseil). Face à des "experts" du jeu. Il a trouvé ça lui aussi assez cocasse.

Voilà ce qui me gêne franchement: donner l'illusion d'un jeu de gestion (et uniquement dans ce cadre), d'un jeu où les décisions ne seront pas influencées par le hasard (des oeuvres) et le chaos (des joueurs). Bizarrement à Leonardo, j'ai l'impression de débrancher mon cerveau plutôt que de l'affairer.

Au maximum de joueurs, le jeu devient un calvaire de frustration dans le mauvais sens du terme: les oeuvres virevoltent et les majorités sont imprévisibles. J'ai voulu quand même continuer l'expérience à moins de joueurs (3) qui se révèle en effet beaucoup moins frustrantes que dans les autres configurations. A 2, c'est juste plat.

Peut-être que je suis devenu trop exigent dans ce style de jeu, mais rien dans Leonardo ne me donne envie d'y revenir.

Par contre il faut reconnaitre que l'ensemble est réglé comme une horloge suis... euh italienne, sauf peut-être les suggestions initiales (genre à 4 joueurs, 1 seul est richissime face aux 3 autres pauvres).

Bref Leonardo, je m'y ennuie mais avec une relative fluidité :P

 
  • Le réglage pointu du jeu
  • Jeu de gestion pour opportunistes (dommage que je n'aime pas le mix)
  • L'idée d'un départ assymétrique
 
  • Le plateau peu fonctionnel
  • Le hasard des oeuvres piochés
  • Les suggestions initiales déséquilibrées (ne marchent pas pour toutes les configs)
  • A éviter à 2 et 5 joueurs (qui a dit de 2 à 5 joueurs? :-)
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