Pueblo

J’avoue que je ne suis pas un très grand fan des jeux abstraits surtout quand ils folâtrent avec la troisième dimension. Skybridge chez Gigamic me laisse totalement de marbre (même s’il est en bois) et Rumis me donne l’impression d’un jeu inutilement mathématique – sponsorisé par Rain man à coup sûr - pour ne parler bien sûr que de ceux qui me viennent directement à l’esprit pour faire comparaison avec Pueblo.

Pueblo a quelque chose en plus, un je ne sais trop quoi qui rend le jeu infiniment plus ludique que les deux cités ci-dessus. Peut-être est ce l’intégration d’un mécanisme de contrôle des constructions par le biais d’un vilain maître d’œuvre qui punit les joueurs pas assez malins et leurs constructions trop grandioses ou encore la présence d’une interaction plus grande entre les joueurs qui oblige quelquefois à négocier un coup plutôt qu’à le planifier. Une chose est certaine, on dépasse ici le cadre de la pure réflexion abstraite pour entrer dans le monde de la tactique et de l’intuition qui va de pair. Adieu froideur de la réflexion, vive la richesse des mauvais coups, des petits bluffs et des retournements de situation inattendus qui parsèment ici et là le cours de la partie. Bon, il ne faut pas exagérer, cela reste très abstrait mais cette petite touche ludique donne un agréable rayon de chaleur humaine à l’ensemble, ce qui est finalement très en phase avec le thème indien de l’affaire !

C’est sans aucun doute la raison pour laquelle je jouerais plus volontiers à Pueblo qu’à Rumis, par exemple, qui me paraît au final bien plus calculateur et plus artificiel tant il est contraignant en terme de pose et de liberté de jeu. Moins de contrôle, plus d’aléa, mon choix a été fait, je préfère Pueblo et de loin …

 
  • Tons et couleurs pastel du matériel agréablement en phase avec le thème.
 
  • Grosse boîte pour un jeu finalement assez « apéritif »

Sympathique